Anna et la mer: le vent dans les voiles

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Des intervenants en provenance de 29 villes du Québec ont été formés par l'Association Anna et la mer et par Rebecca Heinisch, fondatrice et directrice générale de l'organisme.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'histoire s'amorce en 2004 avec la rédaction d'un livre, Anna et la mer. Une douzaine d'années plus tard, l'auteure et fondatrice de l'organisme qui porte le même nom que le roman, Rebecca Heinisch, inaugure la Maison d'Anna, qui se veut un lieu d'accueil pour les enfants et les adolescents dont les parents ou les proches présentent un trouble sévère de la santé mentale.

Depuis qu'elle s'est mise à écrire les premières lignes d'Anna et la mer jusqu'à l'ouverture d'un nouveau foyer, mercredi, celle qui porte également le chapeau de directrice générale de l'organisation a vu son projet grandir de façon exponentielle.

Quatre types de services sont offerts afin d'épauler les jeunes de 8 à 17 ans qui se retrouvent dans cette situation déplorable. Il s'agit des programmes les Ateliers Anna (8 à 12 ans), le Gouvernail (12 à 17 ans), les Navigateurs (8 à 17 ans) et le Phare (8 à 17 ans), qui ont été conçus pour répondre aux différents besoins de tout un chacun.

Cette approche, développée à Trois-Rivières, qui permet de minimiser et d'enrayer les répercussions négatives à moyen et à long terme, a intéressé nombre d'organismes à l'extérieur de la région.

«Il y a plein d'organismes à travers la province qui offrent les Ateliers Anna et des services. C'est vraiment ce qu'on voulait, que le plus de jeunes puissent recevoir de l'aide. Tranquillement pas vite, ça fait des petits», se réjouit Mme Heinisch.

«C'est un service qui est exclusif aux enfants qui ont un proche atteint d'une maladie mentale. On ne veut pas que ce service soit exclusif à des régions», ajoute Garry Gaudreault, président du conseil d'administration.

Un partenariat inattendu

L'association entre Mme Heinisch et M. Gaudreault ne date pas d'hier. Chacun des acteurs a vécu avec un proche présentant une maladie mentale. Dans le cas de la fondatrice, c'est sa mère qui était aux prises avec ce spectre, tandis que pour son associé, il s'agit de la mère de ses deux filles. Un heureux hasard de la vie a fait en sorte que leurs chemins se sont croisés.

«J'étais à une réunion de parents et Rebecca, l'enseignante, m'a gardé à la fin, sans que j'en sache la raison. À ce moment, je vivais des choses extrêmement difficiles à comprendre à la maison. Rebecca m'a parlé de ma fille, m'a mis la main sur le genou et m'a dit: "M. Gaudreault, comment ça va à la maison?" Je m'en rappelle comme si c'était hier, confie-t-il.

«Elle m'a ensuite parlé de ma fille, qui allait bien, mais qui était souvent retirée, silencieuse, solitaire, ne s'exprimait pas et ne semblait pas avoir confiance en elle. C'est comme ça que j'ai rencontré Rebecca. Elle m'a proposé de lire le livre [Anna et la mer], et après ce sont mes enfants qui ont fait les Ateliers Anna.»

Aujourd'hui, ni l'un ni l'autre ne se passerait de son complice, les deux se complétant à merveille pour former un tout. «On a chacun nos forces. Souvent, je sollicite les partenaires», considère le président du C.A.

«Il a un réseau extraordinaire au niveau des contacts et, en plus, lorsqu'il prend la parole pour l'organisme, il représente tellement bien la cause», observe-t-elle.

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