Fluoration: Châteauguay garde le dossier ouvert

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La mairesse de Châteauguay Nathalie Simon.

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(Trois-Rivières) Avec le désistement de Trois-Rivières du programme québécois de fluoration de l'eau potable, la ville de Châteauguay devient la plus grosse ville au Québec à toujours fluorer son eau potable.

Châteauguay, qui a d'ailleurs consulté ses citoyens à ce sujet au début de l'année 2016, admet que le dossier est loin d'être fermé et mise beaucoup sur l'étude du Dr Christian Caron, commandée par la Santé publique, afin de prendre une décision éclairée sur la poursuite ou non du programme.

La mairesse de Châteauguay, Nathalie Simon, a accueilli positivement la décision de la Santé publique de lancer cette vaste étude à Châteauguay, Trois-Rivières et Shawinigan, afin d'obtenir des réponses plus claires sur la réelle efficacité de la fluoration.

La Ville avait d'ailleurs mené une consultation publique au début de l'année 2016, avec des représentants de la Santé publique, mais également des intervenants s'opposant à la fluoration, afin de permettre aux citoyens d'avoir les deux côtés de la médaille. Par la suite, un sondage Léger Marketing mené dans la population de la ville avait révélé que 65 % étaient en faveur du maintien de la fluoration.

«Le sondage nous a démontré que la population a suivi le débat et que la majorité est en faveur. Mais le devoir premier de la Santé publique est de nous donner l'heure juste sur la réelle efficacité de la mesure. Lors des consultations, ce sont des données américaines d'il y a quelques années qui ont été présentées aux citoyens. Mais peut-on savoir ce qu'il en est chez nous, ce qu'il en est à l'heure actuelle», se questionne la mairesse Simon.

Cette dernière semblait d'ailleurs partager en partie l'avis du maire Yves Lévesque, qui reprochait à la Santé publique d'avoir manqué de leadership pour cette mesure dont elle prône les bienfaits.

«Jusqu'à la mise en place de l'étude, la Santé publique n'avait pas été très proactive. Si c'est une mesure de santé publique efficace, comment se fait-il qu'il y ait de moins en moins de villes qui fluorent leur eau? Comment peut-on les appuyer dans leurs démarches s'ils ne nous fournissent pas les outils pour appuyer leur position», indique Mme Simon. 

La mairesse de Châteauguay se dit maintenant consciente qu'avec l'abandon de Trois-Rivières, le focus pourrait bien se transposer sur Châteauguay comme porte-étendard de la fluoration au Québec. 

«On va attendre. On veut avoir les chiffres. Abandonner pour abandonner, ce n'est pas une option surtout quand la population se dit en faveur. On ne veut pas prendre une décision émotive, on veut la prendre basée sur des chiffres réels», signale-t-elle.

Outre Châteauguay, rappelons que Dorval, Lévis (secteur Saint-Romuald), Pointe-Claire et Saint-Georges-de-Beauce sont les seules villes au Québec à toujours fluorer l'eu potable, pour un total d'un peu moins de 145 000 citoyens au Québec.

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