Le FRAPRU au bureau de Champagne

La manifestation organisée mardi matin par le FRAPRU... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La manifestation organisée mardi matin par le FRAPRU devant le bureau shawiniganais du député François-Philippe Champagne a réuni des gens provenant entre autres du Comité logement Trois-Rivières et du Regroupement pour la défense des droits sociaux de Shawinigan.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Shawinigan) À l'initiative du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), une dizaine de manifestants se sont rassemblés mardi matin à Shawinigan devant le bureau de comté du député François-Philippe Champagne.

Ces gens étaient sur place afin de rappeler au gouvernement fédéral l'importance de préserver le financement du logement social et de permettre aux logements qui ont perdu ce financement de le retrouver.

Le mouvement souhaite que le gouvernement de Justin Trudeau annonce, au plus tard d'ici le budget de 2017, le maintien des subventions à long terme pour les 531 100 logements sociaux au Canada, dont 113 650 au Québec.

«En 2015, au Québec, près de 10 000 logements sociaux ont totalement perdu les subventions qu'ils recevaient depuis des décennies du gouvernement fédéral. Il est temps de mettre fin à cette hémorragie qui doit, à terme, toucher tous les logements sociaux recevant du financement d'Ottawa», mentionne par voie de communiqué le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant.

Parmi ces logements, nombreux sont ceux qui se trouvent dans des habitations à loyer modique. Ce sont des locataires à faible revenu qui sont touchés par ces mesures. La fin des subventions fédérales pourrait créer une appréciation des frais locatifs.

«Ça peut impliquer dans certains cas des augmentations de 200 $, 300 $, 400 $ par mois, selon la situation du ménage», si le fédéral se retire, explique M. Saillant.

L'an dernier, pour éviter que des gens se retrouvent soudainement dans une situation difficile, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a annoncé le prolongement des subventions pour deux ans, en y injectant 30 millions de dollars pour tout le Canada.

Mais «s'il ne prolonge pas ces décisions-là, les effets vont se faire sentir en 2018», craint M. Saillant.

La disparition des subventions fédérales pourrait également être un frein à la rénovation, à l'amélioration et à la modernisation du parc de logements: selon le FRAPRU, certains offices municipaux d'habitation ont été écartés de programmes de subventions de la Société d'habitation du Québec pour la réalisation de travaux importants en raison de l'absence de financement provenant du gouvernement fédéral.

La journée d'action du FRAPRU a été organisée durant la Journée canadienne de l'habitation. L'organisme a tenu d'autres manifestations à Montréal, Québec, Gatineau, Saguenay et Rimouski.

Du côté du gouvernement fédéral, on planche actuellement sur la future Stratégie nationale du logement, qui doit notamment aborder ces questions. Dans la documentation de préparation à cette stratégie canadienne, on expose justement cette problématique des subventions fédérales au logement social qui arriveront bientôt à échéance.

«Les subventions gouvernementales à long terme qui soutiennent nos logements sociaux arriveront à échéance d'ici 2038. Bon nombre de personnes et de familles à faible revenu qui vivent dans ces ensembles risquent donc de perdre le logement sûr et abordable qui était devenu leur chez-soi. Par ailleurs, il est possible de rendre le secteur canadien du logement abordable et social plus viable financièrement et moins dépendant des fonds publics», y écrit-on.

Avec la Presse canadienne

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