Déneigement de la route 155: La Tuque demande l'intervention du premier ministre

La Ville de La Tuque s'oppose fermement au... (Audrey Tremblay)

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La Ville de La Tuque s'oppose fermement au déclassement du niveau d'entretien hivernal de la route 155 Nord.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) La Ville de La Tuque a décidé d'interpeller directement le premier ministre du Québec parce qu'elle craint pour la sécurité des usagers de la route 155 Nord cet hiver. Les élus de la Municipalité demandent à Philippe Couillard de renverser la décision du ministère des Transports (MTQ) d'abaisser le niveau de déneigement.

Les membres du conseil municipal ont dénoncé, dans une résolution adoptée à l'unanimité, le déclassement du niveau d'entretien hivernal sur la route 155 nord de La Tuque jusqu'au kilomètre 185. Le maire de La Tuque s'explique bien mal la décision du MTQ.

«Quand tu changes de catégorie, tu perds de la qualité évidemment. Ils vont déneiger moins large. C'est une route nationale, il ne faut pas que ça change. C'est une route achalandée et il y a beaucoup de transport lourd. Quand tu rencontres un gros camion, il faut te tasser un peu, et c'est là que les risques de perdre le contrôle augmentent si l'on déneige la route moins large», a lancé Normand Beaudoin.

Les membres du conseil municipal considèrent inconcevable «qu'une telle mesure soit appliquée en fonction des moyens administratifs du ministère au détriment de la sécurité de ses usagers» de cette portion de la route située entre La Tuque (à l'intersection du Camping) et Lac-Bouchette.

Ils dénoncent également que la Ville n'ait pas été consultée à propos de ce changement avant l'octroi du contrat d'entretien pour l'hiver qui est à nos portes.

Si l'on interpelle le premier ministre afin que le niveau d'entretien soit maintenu, c'est qu'il aurait déjà agi dans d'autres situations similaires.

«Pour une situation similaire survenue dans les secteurs d'Hébertville et de Saint-Henri-de-Taillon, le premier ministre monsieur Philippe Couillard est intervenu auprès du ministère afin de renverser la décision», explique la Ville.

«C'est bon pour eux, c'est bon pour nous», insiste le maire.

Au ministère, on explique que ces changements ont été faits dans des mesures d'harmonisation. D'ailleurs, la portion située au nord du secteur touché fait également partie de la catégorie d'entretien niveau 2 depuis 2014. On soutient qu'il y a eu très peu d'impacts sur les utilisateurs là-bas.

Le ministère mentionne que des exigences sont établies afin d'assurer des déplacements sécuritaires à l'ensemble des usagers, dans le processus de renouvellement des contrats d'entretien.

«Ces exigences sont déterminées, pour chaque route, en fonction de la classification du réseau et du débit de circulation hivernal (DJMH). Les exigences figurent au contrat liant le ministère à l'entreprise effectuant les opérations de déneigement et de déglaçage. Dans ce cas-ci, le DJMH est de 730. Le ministère révise, de façon continue, ses façons de faire, et ce, afin de gagner en efficience et d'optimiser ses opérations d'entretien hivernal», a affirmé Jean Lamarche, porte-parole de la direction régionale du ministère des Transports du Québec.

«L'entretien hivernal dans le secteur est effectué conformément aux exigences du ministère pour les routes nationales ou régionales avec un DJMH égal ou inférieur à 2500 véhicules. Il s'agit d'une prestation de service assurant une chaussée partiellement dégagée», a-t-il ajouté.

C'est donc dire que cette portion de la route 155 qui était dégagée l'an dernier sera partiellement dégagée. Dans un document fourni par le MTQ, on explique qu'il s'agit d'une «chaussée dont les voies de circulation sont exemptes de neige et de glace sur 3 m de largeur dans les sections droites et sur 5 m de largeur aux points critiques, la mesure étant prise au centre de la route. Les accotements sont déneigés et demeurent généralement sur fond de neige durcie».

Selon le porte-parole du MTQ, ces changements permettront d'adapter les niveaux de service en fonction de la réalité de la circulation dans ce secteur.

«De plus, des activités de déboisement récemment réalisées dans le secteur devraient permettre d'avoir plus d'ensoleillement sur la route favorisant ainsi le travail des fondants. [...] La sécurité des usagers de la route est la première préoccupation du ministère. Si des problématiques étaient observées, le ministère s'assurerait de prendre des mesures nécessaires», a indiqué Jean Lamarche.

Le maire de La Bostonnais, Pierre-David Tremblay, s'est lui aussi opposé à cette décision. Plus tôt ce mois-ci, son conseil municipal a adopté une résolution pour tenter de faire renverser la décision du MTQ. 

La députée de Laviolette, Julie Boulet, a également été informée de la situation. Elle a eu des discussions avec le MTQ qui s'est fait rassurant.

«J'ai communiqué avec le MTQ qui m'a expliqué les changements et qui m'a également mentionné qu'il n'y aurait aucun problème de sécurité», a-t-elle souligné.

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