Le Regroupement des centres d'amitié autochtones choqué des conclusions du DPCP

Le RCAAQ est indigné devant les conclusions du... (Audrey Tremblay)

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Le RCAAQ est indigné devant les conclusions du DPCP et réclame une enquête publique provinciale pour faire la lumière sur la relation policière et l'administration de la justice envers les Autochtones au Québec. Sur la photo, on voit la présidente du RCAAQ, Christine Jean.

Audrey Tremblay

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(Trois-Rivières) Les conclusions du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), après l'analyse des 37 dossiers portant sur des allégations d'abus de pouvoir physiques et sexuels sur des femmes autochtones par des corps policiers, ne font pas l'unanimité. Le Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ) s'est même dit indigné que seuls deux dossiers aient fait l'objet d'accusations criminelles.

Le RCAAQ estime qu'il est temps plus que jamais de tenir une enquête publique provinciale pour faire la lumière sur la relation policière et l'administration de la justice envers les Autochtones au Québec.

Le Regroupement pense que cela amènerait une meilleure compréhension des causes sous-jacentes ayant mené aux allégations d'abus graves. 

Le courage et la détermination des femmes autochtones qui ont dénoncé des situations d'abus à leur égard sont, selon le RCAAQ, le signe d'un mouvement collectif de dénonciation et de prise de parole citoyenne qui «démontrent la légitimité de la demande d'enquête». 

«Si le système judiciaire s'avère incapable de rendre justice à ces femmes autochtones, il appartient désormais à la société et au monde politique de le faire. Il faut, entre autres, s'attaquer au racisme systémique qui sévit dans les institutions publiques», affirme la présidente du RCAAQ, Christine Jean.

Le RCAAQ considère que la réponse gouvernementale doit être à la hauteur de cette crise sociale. 

«Une réponse qui devra être spécifique aux réalités du Québec et non englobée par une enquête nationale (sur les femmes autochtones disparues et assassinées) qui détient déjà un mandat complexe et ambitieux avec des ressources consacrées exclusivement pour la réalisation de celui-ci», souligne Christine Jean. 

«Cependant, nous sommes convaincus que les deux démarches peuvent être complémentaires», ajoute-t-elle.

Christine Jean martèle qu'il faut une enquête publique sur la relation policière et l'administration de la justice envers les Autochtones au Québec pour lever le voile sur cet enjeu qui perdure depuis de nombreuses années. 

«Ses recommandations contribueraient à éradiquer de nombreux impacts négatifs vécus par les Autochtones».

Le RCAAQ croit que l'élimination du racisme systémique passe par des changements significatifs au niveau de valeurs et de comportements existants qui sont encore, en 2016, bien ancrés dans les systèmes. 

Le Regroupement des centres d'amitié autochtones a également fait remarquer que l'observatrice civile indépendante, Me Fannie Lafontaine, a souligné dans son rapport qu'un «réel dialogue entre toutes les instances concernées, autochtones et allochtones» est nécessaire pour saisir l'ampleur de cet enjeu de société.

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