Nemaska Lithium suscite l'intérêt

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Quelques centaines de personnes se sont rendues samedi à la journée d'information de Nemaska Lithium.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) Durement éprouvée par les trop nombreuses fermetures d'usines, la communauté de Shawinigan attend avec enthousiasme l'arrivée de Nemaska Lithium. Quelques centaines de travailleurs, entrepreneurs ou de simples citoyens ont participé samedi à la journée d'information publique afin de connaître les opportunités d'emplois et d'affaires engendrées par la venue de l'entreprise à Shawinigan.  

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Chantal Francoeur, vice-présidente des ressources humaines et développement organisationnel chez Nemaska Lithium.

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Ce petit salon d'emplois et d'affaires avait lieu à la maison de la culture Francis-Brisson, tout près du site de l'ancienne usine de pâtes et papier Laurentide que fera revivre Nemaska Lithium avec son projet de production d'hydroxyde et de carbonate de lithium. Si l'usine de la phase 1 prévoit des investissements de 38 millions $, l'ensemble du projet représente des investissements de 348 millions $. 

Dès l'ouverture de cette journée d'information, la salle était bondée. Nemaska Lithium est notamment à la recherche de techniciens opérateurs polyvalents, capables de travailler selon des procédés chimiques de même que des travailleurs d'entretien, d'instrumentation ainsi que de maintenance industrielle. 

«C'est très intéressant pour nous de voir autant de personnes intéressées par le projet», a avoué d'emblée Chantal Francoeur, vice-présidente des ressources humaines et développement organisationnel chez Nemaska Lithium. «Ça nous permet de créer une banque de candidats très intéressants, tant pour nous que pour nos sous-traitants futurs qui vont combler les emplois indirects.»

Nemaska Lithium affirme que d'anciens travailleurs de la Laurentide pourraient se «recycler» pour travailler dans la nouvelle usine. L'entreprise souhaite d'ailleurs offrir avec Emploi-Québec un programme de formation pour de futurs travailleurs. 

«C'est une option [d'embaucher les anciens travailleurs de Laurentide]», précise Chantal Francoeur. «Nous ne pouvons pas les embaucher avec leur formation de base, mais nous avons commencé à regarder la situation avec Emploi-Québec [...] pour déterminer comment on peut

prendre des gens qui ont du savoir-être et de l'expérience en industrie, sans avoir les compétences techniques de base, et leur offrir des formations.»

Des opportunités d'affaires

Les entreprises de Shawinigan sous-traitantes qui travaillaient autrefois pour les usines Belgo, Laurentide et Alcan devraient, pour plusieurs, trouver avec Nemaska Lithium un nouveau partenaire d'affaires. Si l'usine dit embaucher entre 80 et 100 employés, l'entreprise estime que chaque emploi direct entraînera la création de trois emplois indirects dans plusieurs domaines.  

«C'est très prometteur pour la région et les entrepreneurs», souligne François Godin, vice-président des opérations chez Nemaska Lithium. «Une des choses qui nous a attirés, à part le soutien clair de la communauté de Shawinigan, c'est toutes les facilités que nous avons pour faire le développement de notre procédé. Il y a beaucoup d'entreprises en développement et recherche qui vont être essentielles au développement de notre procédé.»

François Godin cite en exemples le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) ainsi que le Service d'intervention sur mesure (SIM) de Shawinigan. 

L'usine de phase 1 doit entrer en exploitation au début 2017 au plus tard. Et déjà, le carnet de commandes est bien garni. Rappelons qu'à la fin du mois d'octobre, la direction annonçait une entente d'approvisionnement de carbonate de lithium avec FMC Corporation qui prévoit une vente de 8000 tonnes par année. Avec le contrat conclu avec Johnson Matthey Matériaux de batteries, Nemaska Lihium a des engagements d'achat de près de 50 % de sa production totale prévue à compter du milieu de 2018.  

Bien sûr, Nemaska Lithium sera une des premières entreprises à applaudir tous gouvernements qui favoriseront l'électrification des transports. Cela signifiera une plus grande demande de lithium pour la fabrication de piles. 

«La grosse demande de ce que nous allons faire se trouve du côté des batteries», précise le vice-président des opérations chez Nemaska Lithium. 

«Et l'électrification des transports est le gros moteur de la demande pour le lithium. C'est ce qui va générer de la demande au cours des prochaines années.»

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