Délais au 911: des chiffres à prendre avec un grain de sel

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Depuis le transfert des appels 911 au Groupe CLR, le délai d'intervention des policiers de Trois-Rivières a-t-il été affecté?

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(Trois-Rivières) Les données rendues publiques cette semaine par la Ville de Trois-Rivières au sujet du temps d'intervention des effectifs policiers trifluviens depuis le transfert du service 911 vers le Groupe CLR de Shawinigan, en août dernier, laissent perplexe le directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières, René Martin.

Ce dernier estime qu'il existe tellement de variables à prendre en considération lorsque vient le temps de calculer un temps d'intervention qu'il devient difficile d'évaluer si le transfert vers le Groupe CLR a pu avoir un impact sur le temps d'appel.

Selon les chiffres fournis par la Ville et calculés à la suite d'une demande d'accès à l'information formulée par Radio-Canada, on comprend que le délai de réponse global des policiers entre le 23 août et le 23 septembre 2016 par rapport à la même période l'année dernière a augmenté, passant de 23:27 minutes en 2015 à 30:33 minutes en 2016.

Toutefois, on comprend aussi que le délai d'intervention pour les appels de priorité 1 et 2, soit les appels où la sécurité d'une personne est ou pourrait être menacée, ont de leur côté diminué. 

En effet, les appels de priorité 1 sont passés de 6:40 minutes en 2015 à 6:08 minutes en 2016. Quant aux appels de priorité 2, ils ont diminué de 15:03 minutes à 15:02 minutes entre 2015 et 2016.

«Il n'y a à peu près rien là-dedans que l'on peut attribuer à l'impartition. Si je regarde le mois avant que l'on change vers le Groupe CLR, nos appels de priorité 3 étaient à 28 minutes, alors qu'ils étaient à 21 minutes un an plus tôt et que le système était exactement le même dans les deux cas. Il y a tellement de variables à considérer», constate René Martin.

Parmi ces variables, notons le temps de déplacement d'un véhicule policier, la priorité accordée à chaque appel, la décision ou non de déplacer un policier en diminuant la couverture d'un secteur en fonction de la gravité d'un appel reçu dans un autre secteur, etc.

«Et il ne faut pas oublier que lorsqu'un policier arrive sur les lieux d'un incident, il arrive qu'il oublie d'en informer la centrale car son intervention est requise dans l'immédiat. En bout de ligne, il aura répondu rapidement à l'appel, mais dans nos statistiques, ça ne transparaît pas», évoque René Martin.

Ce dernier croit qu'il est d'abord important de s'assurer que le délai maximal donné à CLR pour transmettre un appel à la répartition de la Sécurité publique de Trois-Rivières, soit une minute maximum, soit respecté.

«Jusqu'à ce jour, nous n'avons aucune indication que ce délai n'est pas respecté, et même il se situe en-deçà de cette limite. Je ne me souviens pas non plus de la dernière fois où j'ai eu à traiter une plainte pour un policier qui soit arrivé trop tard sur les lieux d'un appel», évoque René Martin.

De son propre aveu, le chef de police admet qu'à l'interne, ces chiffres ne sont pratiquement pas pris en considération en raison des trop nombreuses variables qui peuvent jouer dans ces délais.

«Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si la sécurité des gens est compromise ou non. Et ce dont je suis certain, c'est qu'elle n'a jamais été compromise à cause de l'impartition», mentionne René Martin.

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