Rhéal Fortin: à la défense de la Mauricie

Le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin,... (Photo François Gervais, archives Le Nouvelliste)

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Le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, a complété à Trois-Rivières sa tournée provinciale.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Complétant à Trois-Rivières une tournée provinciale sur la souveraineté alimentaire, le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, est reparti de la Mauricie avec, en poche, non seulement des doléances du monde agricole, mais aussi des revendications de l'industrie forestière.

En effet, le député de Rivière-du-Nord a tenu à faire savoir aux travailleurs de la forêt qu'ils ont un allié à Ottawa dans le dossier du bois d'oeuvre.

«Ça négocie fort au gouvernement, mais l'accord que veulent nos producteurs est déjà conclu depuis longtemps: c'est le libre-échange. Nous n'accepterons pas que le fédéral reconduise la même entente ruineuse pour le Québec dont il s'est contenté la dernière fois», a-t-il indiqué lors d'un point de presse.

Selon lui, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, devrait «arrêter de faire des photos» et aller dire aux Américains que l'industrie québécoise n'est pas subventionnée, «quitte à se battre devant les tribunaux». «Ottawa doit offrir des garanties de prêt aux entreprises dès la reprise du conflit afin qu'elles ne fassent pas les frais des délais de procédure», suggère M. Fortin.

En ce qui concerne les producteurs laitiers, celui-ci considère que le fédéral conduit ces entrepreneurs à la ruine dans le dossier du lait diafiltré qui n'est toujours pas réglé. Et maintenant, dit-il, c'est le libre-échange Canada-Europe «qui viendra leur gruger des parts de marché».

«Ottawa doit pleinement les indemniser pour leurs pertes. Nous nous opposerons fermement à la ratification du traité tant que nos producteurs laitiers et fromagers n'auront pas vu la couleur de l'argent qui leur est dû», poursuit le chef bloquiste.

Ce dernier rapporte des situations «inacceptables» de découragement et de désespoir chez les agriculteurs, à un point tel que dans le Bas-du-Fleuve, on voit maintenant apparaître des travailleurs de rang, après les travailleurs de rue.

À son avis, un Québec indépendant ferait un meilleur travail «pour défendre tant notre modèle agricole que les particularités de notre industrie forestière». «En attendant, on va entendre les revendications des Québécoises et des Québécois et on va les porter à la Chambre des communes», a-t-il conclu.

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