Prix solidarité Brian-Barton: Élisabeth Cloutier reçoit les honneurs

La récipiendaire du Prix solidarité Brian-Barton, Élisabeth Cloutier,... (Comité de solidarité Trois-Rivières)

Agrandir

La récipiendaire du Prix solidarité Brian-Barton, Élisabeth Cloutier, est entourée sur la photo d'Anick Beneke, membre du conseil d'administration du Comité de Solidarité Trois-Rivières, de Jocelyne Chagnon, conjointe de feu Brian Barton, de même que de Jean-Marc Lord, directeur général du Comité de solidarité.

Comité de solidarité Trois-Rivières

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) La Trifluvienne Élisabeth Cloutier est un exemple d'humanité et de solidarité. Malgré son jeune âge, elle a une longue feuille de route d'expériences au sein d'organismes qui oeuvrent en coopération internationale. Tout juste de retour de la République démocratique du Congo où elle a travaillé au sein du Comité international de la Croix-Rouge, Élisabeth Cloutier a reçu le Prix solidarité Brian-Barton remis par le Comité de solidarité Trois-Rivières samedi devant 200 convives lors de la 5e édition de la Soirée sans frontières.

«C'est avec beaucoup d'humilité que je reçois ce prix. Ça me touche énormément et j'en suis très émue, surtout en regard des personnes qui ont reçu ce prix dans les années antérieures, des personnes que je connais et qui font un travail exceptionnel et qui ont un engagement citoyen impressionnant. Ça me touche aussi particulièrement parce que j'ai eu la chance de travailler avec Brian Barton», affirme la récipiendaire 2016 de ce prix. «Brian était ouvert et généreux. Il avait confiance en la relève, aux jeunes militantes et militants. Brian nous donnait des ailes, nous donnait envie de militer. Donc de recevoir ce prix, c'est vraiment un honneur pour moi.»

Le Prix solidarité Brian-Barton est remis depuis 2012 à une ou deux personnes pour souligner leur engagement en faveur d'une société plus juste et solidaire. 

Élisabeth Cloutier a commencé son parcours à l'international en 2006 lorsqu'elle a assumé les fonctions de coordonnatrice aux communications de l'organisme Right to Play à Bamako au Mali. Elle a notamment organisé des activités avec les communautés locales, les femmes ainsi que les personnes affectées par le VIH.

En 2013, elle est partie pour Montería, en Colombie, avec le Comité international de la Croix-Rouge. Élisabeth Cloutier a alors mené des entrevues avec des victimes du conflit armé afin de documenter les violations du droit international humanitaire. Elle a eu lors de ce séjour des liens avec les groupes armés, dont les FARC. 

L'année suivante, la travailleuse humanitaire s'est envolée pour Manille, aux Philippines, toujours avec le Comité international de la Croix-Rouge. Rappelons que ce pays a été le théâtre jusqu'en 2015 d'un conflit armé qui a duré près de 50 ans et qui a entraîné la mort de 160 000 personnes. 

Au cours de la dernière année, la récipiendaire du Prix solidarité Brian-Barton a oeuvré en République démocratique du Congo avec la Croix-Rouge. Élisabeth Cloutier a alors dirigé une équipe de quatre personnes au Nord-Kivu. La guerre dans ce pays a fait plus de 5 millions de victimes depuis près de vingt ans, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale. 

Le directeur général du Comité de solidarité Trois-Rivières, Jean-Marc Lord, affirme que la candidature d'Élisabeth Cloutier était remarquable.

«Élisabeth Cloutier a fait dans son parcours des choses exceptionnelles», estime M. Lord. «Elle s'est engagée longtemps au sein de Comité de solidarité de Trois-Rivières avant de partir travailler à l'international.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer