Éclosion de gastro dans deux écoles primaires

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Vendredi matin, 64 élèves sur 500 n'étaient pas à l'école Bois-Joli en raison de la gastroentérite.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Deux écoles primaires de Trois-Rivières sont aux prises avec des possibles éclosions de gastroentérite. Alors que la Santé publique est intervenue à l'école Bois-Joli du secteur Trois-Rivières-Ouest, des vérifications sont aussi faites du côté de l'Académie sportive du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Vendredi matin, 64 élèves sur 500 n'étaient pas à l'école Bois-Joli, a confirmé la responsable des communications de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Anne-Marie Bellerose, précisant toutefois qu'elle ne pouvait confirmer qu'il s'agissait tous de cas de gastro, étant donné que les frères et soeurs pouvaient aussi avoir été gardés à la maison sans être forcément malades.. Une lettre a été envoyée à tous les parents afin de les inciter à surveiller les différents symptômes de la gastroentérite, mais également pour leur demander de garder les enfants à la maison s'ils présentent l'un de ces symptômes.

Un protocole a été mis en place en collaboration avec l'infirmière scolaire, la direction de l'école et la Santé publique, explique Mme Bellerose. «Nous avons procédé à la désinfection de l'école jeudi soir, et il y aura aussi une autre désinfection qui se fera vendredi soir», indique-t-elle.

Du côté de l'Académie sportive, une lettre indiquant que plusieurs cas de gastroentérite avaient été enregistrés a été envoyée aux parents. La Santé publique indique de ce côté être toujours à effectuer des vérifications pour s'assurer qu'il s'agit bien d'une éclosion et, si tel est le cas, d'en identifier la source afin de l'éliminer. De ce côté, ce sont 18 élèves sur 320 qui ont contracté la maladie durant la dernière semaine, selon la Commission scolaire.

«Nous avons été informés par l'infirmière scolaire de l'Académie sportive que le protocole avait été mis en marche. Nous allons investiguer de ce côté aussi, nous devons colliger certaines informations et valider qu'il s'agit bien d'une éclosion», confirme le docteur Caroline Marcoux-Huard, spécialiste en maladies infectieuses à la Direction de santé publique Mauricie et Centre-du-Québec.

Cette dernière explique que lors de tels épisodes, le rôle de la Santé publique se divise en deux volet, soit celui de l'enquête et des conseils. «Dans le cas de l'école Bois-Joli, on collabore avec l'infirmière scolaire, la direction ainsi que le MAPAQ (ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec) afin d'identifier la source de la contamination et de pouvoir l'enrayer», ajoute Dr Marcoux-Huard.

La gastroentérite n'étant pas une maladie à déclaration obligatoire, la Santé publique intervient tout de même à la demande de la direction des écoles à titre de conseillère, tant pour les mesures préventives à prendre que pour les produits à utiliser lors de la désinfection des établissements scolaires.

Selon Caroline Marcoux-Huard, la mesure la plus efficace pour éviter la propagation de la gastroentérite est le lavage fréquent des mains, spécialement après être allé à la toilette, avant de préparer des aliments et avant de manger. Les principaux symptômes sont la nausée, les vomissements, la diarrhée et les douleurs abdominales avec ou sans fièvre. Lorsqu'un enfant présente ces symptômes, il est important de le garder à la maison et de s'assurer qu'il s'hydrate bien. On indique qu'il est préférable d'attendre 48 h après la fin des vomissements ou de la diarrhée pour retourner l'enfant à l'école.

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