Projet de parc de véhicules motorisés: les citoyens n'en veulent pas

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Une quarantaine de citoyens ont clairement indiqué, lors d'une rencontre d'information jeudi soir, qu'ils ne voulaient pas d'un parc de véhicules motorisés dans leur quartier du secteur de Sainte-Marthe-du-Cap à Trois-Rivières.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un projet de parc de véhicules récréatifs dans le secteur de Sainte-Marthe-du-Cap à Trois-Rivières soulève la grogne chez des résidents du quartier ciblé par les promoteurs. Ils sont d'ailleurs une quarantaine à avoir profité d'une séance d'information qui s'est tenue jeudi soir afin de dire clairement qu'ils étaient contre le projet.

La tension était d'ailleurs palpable lors de la rencontre organisée par les promoteurs afin d'exposer à nouveau leur projet aux résidents des rues Saint-Hilaire et des Bosquets.

Dès le début, les citoyens ont crié haut et fort qu'ils ne voulaient pas que ce projet se concrétise dans leur quartier.

Pour eux, ce développement, qui permettrait aux propriétaires d'une centaine de véhicules motorisés de vivre dans ce secteur paisible de la ville, n'entraînera que des désagréments. Ils craignent notamment que la circulation automobile se densifie et que leurs résidences perdent de la valeur en raison de la proximité d'un tel parc. Ils apprécient la tranquillité de leur milieu de vie et ils veulent que ça reste ainsi.

«Dans quelle langue va falloir vous dire qu'on est contre votre projet? Vous pensez qu'on va accepter qu'il y ait des motorisés qui passent sur notre rue?», a lancé un citoyen qui n'était visiblement pas sur la même longueur d'onde que les promoteurs.

En ce qui a trait à une possible dévaluation des propriétés, certains citoyens ont fait part de leurs craintes aux promoteurs, et ce, même si ces derniers soutiennent que d'autres parcs du genre existent ailleurs dans la province, notamment à Bécancour, et qu'aucune baisse de valeur n'a été enregistrée à leur connaissance.

«J'ai déjà vécu au Camping du Grand R et j'ai vu des maisons à vendre pendant cinq ans. Ça va être la même chose chez nous», a déclaré Michel Patry.

Plusieurs citoyens ont également indiqué qu'ils avaient peur que ce beau projet, qui nécessiterait des investissements de plusieurs millions de dollars, ne se transforme en simple terrain de camping, et ce, même si les promoteurs garantissent le contraire.

On se rappellera que la demande de modification du zonage qui permettrait la réalisation de ce projet avait été adoptée en première lecture par le conseil municipal le 15 août dernier. Comme c'est toujours le cas dans ce type de demande de modification, une assemblée d'information publique à laquelle ont été conviés les citoyens s'est déroulée le 3 octobre. Une vive opposition provenant de personnes présentes avait été constatée lors de cette première rencontre.

Le conseil devait par ailleurs se prononcer sur ce projet à nouveau lors de la séance ordinaire du 17 octobre, mais le point avait été retiré de l'ordre du jour à la demande des promoteurs. Ces derniers avaient alors demandé un délai afin de s'expliquer avec le voisinage, d'où la tenue de la rencontre d'information de jeudi soir.

Lors de la séance ordinaire de lundi prochain, les membres du conseil se prononceront sur le projet en deuxième lecture. S'ils l'adoptent, le projet de modification fera l'objet d'une signature de registre. Le conseiller du district, Daniel Cournoyer, était d'ailleurs présent lors de la rencontre en compagnie de deux représentants du département d'urbanisme. Ne pouvant s'avancer sur la décision qui sera prise par le conseil, il reconnaît néanmoins que l'opinion des citoyens du secteur sera prise en considération.

«On va prendre la décision la plus éclairée possible» à la lumière de ce qui s'est dit lors de l'assemblée publique et jeudi soir.

Les promoteurs y croient

Les promoteurs de ce controversé projet, qui sont également derrière ceux de la marina de Sainte-Angèle de l'ancienne école Mont-Bénilde à Bécancour, ne jettent pas l'éponge devant la grogne des citoyens qui ne veulent pas que leur rue devienne la porte d'entrée d'un parc de véhicules motorisés. Ils attendront donc la décision du conseil municipal lundi soir avant de décider de la suite des choses.

L'un d'eux, François Pépin, a d'ailleurs confié qu'il avait senti que plusieurs citoyens qui étaient présents jeudi soir n'étaient pas en désaccord avec le projet en tant que tel, mais bien contre le fait qu'il allait troubler leur tranquillité.

Et à ceux qui ont peur que le parc de véhicules motorisés ne se transforme en simple terrain de camping, car la modification au règlement de zonage le permettrait, il répond et répète que ce n'est pas du tout leur intention.

«C'est un projet pour des Québécois qui vivent en Floride l'hiver et qui veulent une adresse au Québec pour l'été sans avoir de maison à entretenir. Ce sont des retraités pour la plupart», a mentionné M. Pépin avant d'ajouter que l'aménagement de terrains de tennis, d'une buanderie et d'une piscine font également partie du projet de parc qui serait ouvert six mois par année.

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