L'UQTR dit non à la culture du viol

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Pas moins d'une centaine de personnes se sont rassemblées, mardi midi, sur le campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières, afin de prendre part au mouvement provincial visant à dénoncer la culture du viol.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Pas moins d'une centaine de personnes se sont rassemblées, mardi midi, sur le campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières, afin de prendre part au mouvement provincial visant à dénoncer la culture du viol.

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Le recteur de l'UQTR Daniel McMahon a félicité l'instigatrice du rassemblement, Valérie Deschamps du collectif Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Après les différents événements survenus notamment dans les résidences de l'Université Laval de même que les allégations d'agression sexuelle contre le député Gerry Sklavounos, la communauté universitaire trifluvienne a senti le besoin de faire elle aussi entendre sa voix.

C'est le collectif Groupe d'Actions femmes de l'UQTR qui a organisé le rassemblement, en soutien à toutes les victimes d'agressions sexuelles.

«On s'est dit que c'était important de se rassembler, démontrer qu'on est contre la culture du viol et qu'on est derrière les personnes qui sont victimes d'agressions sexuelles et de violences sexuelles pour les aider à dénoncer leur agresseur», a indiqué Valérie Deschamps, instigatrice du rassemblement, auquel a également pris par le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.

Ce dernier, au cours de son allocution, a mentionné qu'il était important de crier son refus à la violence sexuelle, et que la dignité humaine était le bien le plus précieux. Le recteur a d'ailleurs rappelé qu'une politique en matière d'intervention contre les agressions sexuelles de toutes natures a été mise en place à l'université il y a cinq ans. 

«Pour nous, tous les moyens sont déjà mis en place pour pouvoir assurer qu'on est dans un climat qui est sain et serein pour les personnes qui gravitent sur le campus. Le pire ennemi, c'est le silence. Il faut qu'on le sache pour être capable d'intervenir efficacement», a-t-il mentionné en mêlée de presse, afin d'encourager les victimes à dénoncer toute forme d'agression.

Daniel McMahon croit que, bien que le phénomène soit répandu un peu partout et non seulement à l'intérieur des murs des universités, il importe à la communauté universitaire de prendre place dans ce combat. «On a un rôle à jouer de mieux former, parce que la prévention ça commence d'abord par la formation», croit-il

Un avis que partage Carol-Ann Rouillard, responsable des communications pour le Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR.

«C'est une problématique qui est sociale. Ce n'est pas différent ici. On n'a pas de statistiques officielles car les dénonciations sont faites à la police et c'est très problématique de dénoncer les agressions sexuelles, mais on sait qu'il y en a. On ne peut pas mettre ça de côté. Par contre, il y a un bel éveil et une belle sensibilisation et tout le monde travaille ensemble pour éviter que ça puisse se produire», évoque-t-elle.

Plusieurs personnes ont d'ailleurs pris la parole lors du rassemblement, tant de l'Association générale des étudiants de l'UQTR, de l'Association des étudiants en sexologie, ou encore des services aux étudiants de l'UQTR, afin de manifester leur soutien.

Dans la foule, on pouvait également reconnaître des représentants de différents organismes, dont les Centres d'aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel (CALACS), de COMSEP, ainsi que des représentants du milieu politique de tous les paliers gouvernementaux.

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