Consultations sur le logement social: Trois-Rivières dépose ses requêtes

Jean-François Aubin... (François Gervais)

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Jean-François Aubin

François Gervais

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La tournée québécoise de la Société d'habitation du Québec (SHQ), qui a pour ligne directrice le logement social, a fait une escale à Trois-Rivières, lundi, afin de prêter l'oreille à la sphère politique et aux organismes des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui oeuvrent dans ce secteur. Le conseiller du district de Marie-de-l'Incarnation Jean-François Aubin a profité de l'occasion pour s'approprier le micro et s'exprimer à propos de cette approche d'intervention.

Celui qui agit à titre de président du Comité logement de Trois-Rivières a fait valoir les demandes et préoccupations de la Ville, qui se découlent sur différents niveaux. La question du rôle des villes et des municipalités en habitation s'est retrouvée au haut de la liste de M. Aubin. «On souhaite que ce soit pleinement reconnu dans le rôle et le pouvoir des villes. On sait que le gouvernement s'en vient avec une loi pour reconnaître les villes comme gouvernement de proximité. On pense que les villes sont les mieux placées pour choisir, évaluer et voir les projets qui doivent se développer au niveau du logement social», explique le principal concerné.

Les programmes concrets qui sont utilisés, tel qu'AccèsLogis Québec, qui s'adresse aux ménages à faibles et modestes revenus ou encore aux clientèles qui nécessitent des besoins particuliers en habitation, ont également fait part des discussions. M. Aubin avoue que l'approche d'AccèsLogis Québec a fait ses preuves et qu'elle tend à avoir des conséquences positives, mais a noté quelques points à corriger et perfectionner. «On ne sait jamais combien on peut avoir d'unités de logement d'une année à l'autre. Montréal, Québec et Gatineau ont cette possibilité, mais pas nous. On navigue un peu dans le vide. On aimerait ça nous aussi savoir à quoi s'en tenir pour pouvoir travailler en fonction d'un nombre précis», renchérit-il.

Toujours selon M. Aubin, Trois-Rivières n'est pas incluse dans cette équation «parce que la Société d'habitation du Québec a réservé cela à ce qu'elle appelle les villes mandataires». L'homme politique de la région ajoute que la Ville de Trois-Rivières est persuadée qu'elle peut occuper ce rôle, au même titre que les trois grands centres urbains. Néanmoins, il est prêt à accepter une part de la tarte, et non sa totalité. «Minimalement, si on ne veut pas qu'on soit complètement mandataire du programme, au moins, qu'on nous réserve un nombre d'unités et l'argent qui s'y rattache comme ça on va savoir de quel bord on travaille. On ne travaillera pas pour rien.»

Des délais «énormes»

Les quelque 30 000 logements communautaires qui ont été développés avec le programme ont permis de loger convenablement des milliers de familles, d'aînés et de personnes ayant des besoins particuliers. Ceci ne veut cependant pas dire que tout est au beau fixe en ce qui a trait à la démarche d'AccèsLogis Québec, comme le fait remarquer la directrice générale du Groupe de ressources techniques (GRT) des Deux Rives, Mireille Pépin, qui affirme qu'il est «clair qu'il reste encore beaucoup à accomplir pour répondre aux besoins de la population».

La nécessité de réintroduire un financement adéquat et d'alléger les processus administratifs ont d'ailleurs fait l'unanimité chez les intervenants. «Les délais sont énormes, lance catégoriquement M. Aubin. On a de la difficulté à avoir des réponses rapides. On comprend que ce sont des dossiers de construction ou de rénovation, donc de gros dossiers. Parfois, les délais s'élèvent jusqu'à deux ou trois ans, pas des semaines ou des mois. Ça nous cause plusieurs problèmes.»

La contribution du milieu, soit un pourcentage de la valeur totale du projet, qui se traduit sous plusieurs formes, est une variable qui met du plomb dans l'aile aux villes et aux municipalités, principalement, aux dires du politicien trifluvien.

«On voudrait que cette contribution diminue. On n'est pas contre, mais souvent le montant qui est demandé est très élevé et ça nous empêche de faire des projets parce qu'il faudrait débourser plusieurs centaines de milliers de dollars dans chacun d'eux.»

À noter que les consultations québécoises sur l'habitation communautaire sont présidées par le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, et son adjoint, Norbert Morin.

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