Mouvement Faut qu'on se parle: «Ça devrait toujours être comme ça»

Jean-Martin Aussant, un des instigateurs du mouvement de... (Stéphane Lessard)

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Jean-Martin Aussant, un des instigateurs du mouvement de consultations publiques Faut qu'on se parle, avec quelques participants de l'assemblée de Nicolet.

Stéphane Lessard

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(Nicolet) Plusieurs citoyens de la grande région de Nicolet ont été inspirés par la proposition de leur ancien député, Jean-Martin Aussant, de mener une vaste campagne de consultations publiques. Le mouvement Faut qu'on se parle a réuni vendredi soir au Musée des religions une quarantaine de personnes de toutes les générations.

«C'est une assemblée un peu spéciale. Il s'agit d'une rencontre qui se situe entre l'assemblée de cuisine et une grande assemblée. Encore une fois, Nicolet et la région, c'est spécial», a souligné Jean-Martin Aussant en ouverture d'assemblée.

Après quelques minutes de présentation de l'exercice de consultation, la parole était aux participants. Répartis autour de sept tables, les citoyens abordaient à l'aide d'une tablette électronique plusieurs thèmes majeurs touchant la société québécoise. Bien que les organisateurs souhaitaient particulièrement que les participants abordent les thèmes de l'éducation et de la culture, ceux-ci pouvaient donner leur avis sur des sujets comme l'économie, les régions, le climat ou la santé.

Allumés par cette façon de faire, les citoyens présents ont pris part avec enthousiasme à l'exercice. Les discussions étaient respectueuses, mais soutenues. Pour plusieurs, ce mode d'expression est plus simple et efficace que la prise de parole dans une grande assemblée. Des discussions en petits groupes permettent également d'aborder davantage de points de vue. 

«Ça devrait toujours être comme ça. Nous devrions toujours avoir un lieu d'expression», a lancé Danielle Martineau.

«Ça permet de connecter le gouvernement avec le peuple et de se faire entendre», a ajouté François Pellerin, avant qu'un autre citoyen, Mario Guilbert renchérisse en disant: «Une soirée comme ça permet un espace de discussions.»

L'objectif de cette consultation est de définir les idées qui permettraient d'améliorer la société québécoise. 

«On est bon pour se mobiliser quand on ne veut pas quelque chose, comme pour les gaz de schiste ou un pipeline. Mais c'est plus difficile de se mobiliser pour dire ce qu'on veut vraiment», a précisé M. Aussant.

Lorsque les participants avaient terminé de discuter et d'enregistrer leurs réponses sur la tablette électronique, les organisateurs ont regroupé les propositions sur une carte d'idées. Par exemple, la majorité des participants se sont montrés en faveur de l'abolition du financement public pour les écoles privées. 

Toutefois, la plupart des personnes présentes ont été contre une proposition de les abolir purement et simplement. Par la suite, Jean-Martin Aussant a commenté ces idées, avant que les membres de l'auditoire abordent oralement divers enjeux de société.

À l'échelle du Québec, le mouvement Faut qu'on se parle suscite beaucoup d'intérêt, selon Jean-Martin Aussant. 

«Les grandes assemblées dans les grandes villes sont pleines partout et nous avons eu des centaines de demandes pour les assemblées de cuisine», a expliqué le fondateur d'Option nationale.

La consultation du 22 novembre prévue au Cégep de Trois-Rivières affiche déjà complet. Trois des instigateurs de ce mouvement, Jean-Martin Aussant, Gabriel Nadeau-Dubois et Alain Vadeboncoeur, doivent y être présents. 

L'ancien député de Nicolet-Yamaska (aujourd'hui Nicolet-Bécancour) avoue qu'il craignait à l'origine de la création de Faut qu'on se parle que les assemblées n'attirent que les citoyens proches des idées des instigateurs du mouvement. Or, il souligne qu'il n'en est rien. Des citoyens autant de la droite que de la gauche participent à ces soirées à travers le Québec et apportent leurs idées. 

«La diversité des idées est là», a soutenu Jean-Martin Aussant.

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