La vie urbaine des autochtones dans la mire

La ministre du Tourisme et ministre responsable de... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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La ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, le maire de La Tuque Normand Beaudoin, la présidente du Regroupement des centres d'amitié autochtones, Christine Jean, le chef de l'Association des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, le grand chef du Conseil de la Nation atikamekw, Constant Awashish, et le maire de Montréal Denis Coderre.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) La liste de dignitaires était longue pour la toute première Rencontre provinciale des maires et du mouvement des Centres d'amitié autochtones du Québec.

Cet événement sans précédent, présenté à La Tuque, a permis d'échanger et de discuter sur les tendances actuelles et les enjeux de l'autochtonie urbaine au Québec. Une première rencontre satisfaisante selon les organisateurs qui, déjà, ont annoncé une suite.

«Les discussions qu'on a eues, c'est un premier pas. Il y a des villes qui sont plus avancées, mais il y a encore tellement à faire. On a tellement à gagner de travailler ensemble. [...] Ce que l'on voulait, c'était d'avoir un dialogue et regarder vers quoi on s'en va», a lancé la présidente du Regroupement des Centres d'amitié autochtones du Québec, Christine Jean.

«Il faut absolument travailler ensemble pour améliorer les conditions de vie de nos personnes autochtones», a-t-elle ajouté.

Cette importante rencontre rassemblait des maires de municipalités accueillant un Centre d'amitié autochtone, c'est-à-dire La Tuque, Chibougamau, Joliette, Maniwaki, Montréal, Roberval, Senneterre, Sept-Îles et Val-d'Or, des représentants du gouvernement, des dirigeants des Centres d'amitié autochtones, et des représentants des Premières Nations.

«C'était un matin riche en réflexions. Nous avons discuté ensemble de beaucoup de matières et je pense que c'est un très bon départ», a commenté le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.

Les discussions ont été divisées en trois grandes parties. Il a d'abord été question d'autochtonie urbaine au Québec, des enjeux, de la réalité, des statistiques... Dans un deuxième temps, des projets concrets qui se font en collaboration avec les municipalités, les communautés et les Centres d'amitié ont été présentés, notamment celui du lac Saint-Louis à La Tuque.

«Je suis tellement fière de mon chez-nous. Il y a quelque chose de spécial ici. On a présenté notre projet en collaboration avec la municipalité, celui de la revitalisation du lac Saint-Louis. [...] À La Tuque, on a participé à la politique familiale. Quand il y a des évènements, nous sommes présents. On fait participer nos gens. Je crois qu'ici on peut servir d'exemple dans la cohabitation harmonieuse, même s'il y a encore des choses à améliorer», a souligné Christine Jean qui est également la directrice générale du Centre d'amitié autochtone de La Tuque.

«C'est un beau projet où le lac Saint-Louis va devenir un lieu de rassemblement. Les autochtones, les allochtones vont pouvoir se rencontrer, se voir et dialoguer», a ajouté le maire de La Tuque Normand Beaudoin. 

Ce dernier était d'ailleurs très fier que sa ville, qui est composée d'environ 25 % d'autochtones, soit l'hôte de cette première rencontre. 

«Je remercie tous les participants qui se sont déplacés et plus particulièrement mes collègues maires qui, comme moi, sont d'avis qu'il est important de travailler ensemble pour relever le défi que représente la présence des citoyens issus des Premières Nations dans nos milieux urbains. Les Premières Nations viennent enrichir nos milieux de vie et les Centres d'amitié autochtones sont le lien qui nous permet de vivre ensemble en harmonie», a-t-il ajouté.

Finalement, les dizaines d'intervenants rassemblés autour de la table ont discuté de réconciliation. Ils ont échangé sur les orientations communes pour l'avenir en ce qui a trait aux politiques publiques ayant un impact sur la vie des autochtones dans les villes. 

«Le passé, on ne peut pas le refaire. Les taches de notre histoire, on ne peut pas les enlever. Il faut les reconnaître et passer à une autre étape qui s'appelle la réconciliation [...] On est rendu en mode action», a mentionné le maire de Montréal, Denis Coderre.

«La collaboration des différents acteurs permettra d'apporter une contribution pour l'élaboration de politiques publiques pertinentes visant à soutenir le développement social, culturel et économique des autochtones dans les villes par une action concertée des différents paliers gouvernementaux», a ajouté la présidente du RCAAQ.

Plusieurs représentants de la nation atikamekw étaient présents à cette rencontre. Le grand chef du Conseil de la nation atikamekw a insisté pour dire que son intérêt à cette rencontre était de travailler à conserver la culture et la langue de sa nation.

«Ç'a été une rencontre très enrichissante, mais je réitère ce que j'ai dit ce matin. L'intérêt principal, c'est de trouver un moyen de garder notre culture, notre langue», a lancé Constant Awashish.

«Vivre en milieu urbain est très souvent un choix obligé. Nos membres se heurtent à différents obstacles et les municipalités doivent être impliquées dans la recherche de solutions de concert avec les Centres d'amitié et le Conseil de la nation atikamekw, le cas échéant. Nous espérons que cette rencontre aura une suite positive et constructive», a-t-il conclu.

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