Politique familiale: un bilan pour savoir où aller

André Lebon est le président de la Commission... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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André Lebon est le président de la Commission sur l'éducation à la petite enfance. Cette Commission s'est arrêtée mardi à Trois-Rivières pour obtenir l'avis des citoyens et des organismes sur le sujet.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Commission sur l'éducation à la petite enfance veut dresser le bilan de la politique familiale établie il y a 20 ans pour pouvoir déterminer une vision d'avenir qui servira, comme elle le souhaite, à guider les actions du gouvernement du Québec.

La Commission était à Trois-Rivières, mardi, pour tenir sa deuxième audience afin de prendre le pouls non seulement des organismes oeuvrant dans ce domaine, mais aussi des citoyens qui sont en contact avec les services éducatifs à la petite enfance.

«On a reçu des experts, des spécialistes. Ils nous ont dit ce qu'ils savent sur la période de 0-5 ans, sur les milieux de garde. C'est intéressant, car on a eu une évolution en 20 ans. Mais on veut aussi que les gens qui sont directement concernés viennent nous partager leur expérience», dit André Lebon, le président de la Commission sur l'éducation à la petite enfance.

Parmi les conclusions des chercheurs, le passage d'un enfant dans un CPE fera une différence et aura un impact durable dans le temps. Il faut toutefois que le CPE offre des services de qualité.

La qualité est un des quatre sujets sur lesquels les participants aux travaux de la Commission peuvent donner leur opinion. L'accessibilité, l'universalité et la gouvernance sont les autres éléments abordés.

«La politique familiale a été établie pour offrir une égalité des chances entre les enfants pour qu'ils soient stimulés afin d'arriver préparés à l'école, ajoute M. Lebon. On veut savoir si c'est atteint.»

Le fait que la petite enfance soit gérée par trois ministères (Santé, Famille et Éducation) est un facteur à considérer dans la recherche du meilleur système à offrir à cette clientèle. L'état des budgets accordés par le gouvernement, le ratio éducateur-enfants et la qualification des éducateurs en services de garde publics comparativement aux services de garde privés alimentent les discussions et les présentations effectuées dans le cadre de cette tournée de consultation. 

Sept organismes et une trentaine de personnes de la région ont pris part mardi à cette journée de consultation de la Commission. Des représentants de CPE, mais aussi des gens du domaine communautaire sont venus expliquer leur vision de l'éducation à la petite enfance et discuter de l'apport des services de garde et de l'importance d'accompagner les parents dans la mission d'éduquer leur enfant.

Les 14 consultations populaires de la Commission prendront fin le 1er décembre à Joliette. La Commission passera le mois de décembre à digérer toute l'information récoltée au cours de la tournée québécoise afin de rédiger en janvier un rapport qui sera déposé en février. Le document servira à alimenter les discussions lors d'un Sommet sur la petite enfance au printemps.

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