Résidence Le Duplessis: le syndicat lance un ultimatum

Le syndicat de la Résidence Le Duplessis pourrait... (Sylvain Mayer)

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Le syndicat de la Résidence Le Duplessis pourrait déclencher une grève de 72 heures dans les prochains jours.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Les 37 employés syndiqués de la Résidence Le Duplessis, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, pourraient bientôt déclencher une grève de 72 heures s'ils n'arrivent pas à s'entendre avec la partie patronale dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective. Le syndicat vient de se doter d'un mandat de grève à déclencher au moment jugé opportun, et lance un ultimatum à l'employeur.

«Nous sommes exaspérés. Ça va faire deux ans qu'on est en négociation et sans contrat de travail. On a étiré l'élastique pas mal, il est à la veille de péter», a fait savoir le président du syndicat des travailleuses et travailleurs de la résidence Le Duplessis, Daniel Lefebvre. Ce dernier explique que le mandat de grève a été voté à 100 % par ses membres, et que les troupes sont prêtes à aller jusqu'au bout.

Les négociations achoppent principalement sur la question salariale, alors que l'employeur propose une augmentation de 1 % par année sur 5 ans, alors que le syndicat réclame plutôt 3 % par année. De plus, l'employeur aurait proposé de diminuer la rémunération sur trois échelons salariaux, et propose un paiement rétroactif à la signature au taux de 2014.

«C'est carrément insultant. On a travaillé ici pendant ces années-là. Je pense qu'on le mérite. Nous sommes très déçus. On a demandé une assurance collective, ils ne veulent rien savoir», ajoute Daniel Lefebvre.

Le président du syndicat s'indigne d'autant plus que Le Duplessis appartient à la compagnie Chartwell. «Ça m'enrage parce que ce n'est pas une binerie. C'est une compagnie multinationale qui est même cotée en bourse, je pense qu'on est 14 000 ou 15 000 employés. Ils font des acquisitions tout partout dans le monde et c'est sur notre dos. On est tannés de ça», lance Daniel Lefebvre.

Une autre rencontre est prévue le 25 octobre prochain, que le syndicat qualifie de «rencontre de la dernière chance». Après quoi, si les deux parties n'arrivent pas à s'entendre, le syndicat déclenchera sa grève de 72 heures, en maintenant les services essentiels pour les quelque 250 résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine.

De son côté, la direction a fait savoir, par le biais de la chef des communications de Chartwell Patricia Lemoine, qu'elle attendait elle aussi la rencontre du 25 octobre et qu'elle était confiante que le processus de négociation en cours mènera à une entente. La compagnie Chartwell possède 42 résidences au Québec, environ 3000 employés et plus de 10 000 résidents.

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