Trophée Roses des sables: l'accident, l'attente et le défi

Chloé Senay Bédard et Simone Garo sont Les... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

Agrandir

Chloé Senay Bédard et Simone Garo sont Les guerrières du temps. Elles prennent part au Trophée Roses des sables au Maroc.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Merzouga) Le 9 mai 2004, la vie a basculé pour Simone Garo. La jeune femme alors âgée de 18 ans a fait un face-à-face dans le secteur de Saint-Grégoire après s'être endormie au volant. Depuis, la pétillante jeune femme a dressé une liste de 100 rêves à réaliser. Participer au Trophée Roses des sables en était un.

«Ça fait une dizaine d'années que je veux faire ce rallye-là. J'en ai beaucoup entendu parler, mais je ne pouvais jamais venir à cause de mes opérations, mes blessures», explique Simone Garo.

Ces blessures auxquelles elle fait référence ont été causées lors de son accident sur l'autoroute 55. L'impact a été tel que Simone Garo a reçu l'acide de la batterie de sa voiture en plein visage. 

«Ç'a causé beaucoup de blessures et tout. J'ai eu plusieurs opérations, 26 jusqu'à maintenant. J'en attends une 27e au retour du rallye», souligne-t-elle.

Les médecins ont finalement donné leur accord pour que la femme dans la jeune trentaine puisse se lancer sur les pistes du désert «pour tenter de retrouver la chose qu'elle a perdue dans l'accident».

«Je ne réalisais pas vraiment. Je me souviens, ma mère attendait dans la salle d'attente. Je lui ai demandé de venir. Elle pensait qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Le médecin a annoncé que je pouvais y aller. Évidemment, je me suis mise à pleurer», raconte-t-elle.

Une seule personne apparaissait sur sa liste des coéquipières potentielles, Chloé Senay Bédard. 

«Je ne voulais le faire avec personne d'autre et je savais que c'était une aventurière», soutient Simone Garo.

Heureusement pour elle, son amie a sauté à pieds joints dans l'aventure, sans même hésiter.

«Il y a eu la réunion à Montréal. On a rempli la feuille, on a écrit 2018. En décembre 2015, on s'est dit 2017. Finalement, on s'est dit que la vie est tellement courte, on le fait en 2016. [...] Tout a été tellement vite qu'on s'est rapidement retrouvée le jour du départ. Ç'a été beaucoup en peu de temps», a commenté Chloé Senay Bédard.

Les deux femmes qui forment l'équipage Les guerrières du temps ont eu plusieurs ennuis techniques jusqu'à présent au Maroc, mais rien pour miner leur complicité ou le plaisir de l'aventure qu'elles vivent présentement.

«On nous avait dit que ce serait dur, qu'on allait se chicaner ... C'est tout le contraire. Peu importe ce qui arrive, on finit toujours par trouver ça drôle. On a du plaisir, même si c'est dur, qu'on est fatiguées. On trouve quand même l'énergie pour continuer», mentionne Chloé Senay Bédard. 

Les deux femmes ont d'ailleurs profité de leur arrêt obligé en raison d'un amortisseur défectueux pour immortaliser le moment.

«On a trouvé le moyen d'en rire», a-t-elle ajouté.

Les deux femmes ont repris la route pour la quatrième étape. Il est possible de les suivre sur le site web du Trophée Roses des sables.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer