La Caisse de l'Ouest ferme quatre autres centres

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(Trois-Rivières) Après avoir mis fin au service au comptoir dans cinq de ses centres en juin dernier, la Caisse Desjardins de l'Ouest de la Mauricie annonce qu'elle fermera complètement ceux de Saint-Sévère, Sainte-Angèle-de-Prémont, Saint-Thomas-de-Caxton et Saint-Léon-le-Grand à compter du 2 décembre prochain.

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Jacques Duranleau

Archives, Le Nouvelliste

Selon le directeur général de la Caisse, Jacques Duranleau, cette décision était inévitable en raison de la faible utilisation de ces centres par les membres de la coopérative.

«On a évalué au cours des trois derniers mois que seulement 76 membres ont utilisé l'un ou l'autre de ces quatre points de services. C'est vraiment très peu. Comme le nombre de transactions a vraiment diminué de beaucoup, nous n'avons pas le choix de prendre cette décision», explique le directeur général, avant de préciser que le service au comptoir ne sera pas remplacé par des guichets automatiques dans ces quatre centres comme ce fut le cas en juin dernier.

«En raison du faible nombre de transactions, l'installation de guichets automatiques n'était pas justifiée», poursuit-il.

Avec les coupes de services annoncées en juin et celles qui seront effectives en décembre, il restera quatre centres où seront offerts des services au comptoir, soit ceux de Louiseville, Saint-Étienne-des-Grès, Yamachiche et Saint-Paulin, et neuf où on retrouve des guichets automatiques.

Et tout comme lors de l'abolition du service au comptoir à Saint-Édouard-de-Maskinongé, Sainte-Ursule, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Justin et Saint-Barnabé, M. Duranleau assure que les membres qui utilisaient régulièrement les services qui seront abolis seront accompagnés afin d'être dirigés vers le service alternatif qui convient le mieux à leurs besoins.

«Nous allons accompagner nos membres pour faire en sorte de minimiser les impacts pour eux. Nous allons leur montrer notamment comment fonctionnent nos services AccèsD par Internet et téléphone. Nous avons également une entente avec les transports collectifs de Maskinongé. Donc si les membres veulent absolument voir un caissier, nous allons pouvoir les transporter dans un des quatre centres de services où il y en a encore. Nous leur offrons une multitude d'alternatives. Nous l'avons fait lors de la première vague en mai et juin et ça a bien été», indique le directeur général.

C'est d'ailleurs un peu afin d'optimiser la démarche d'accompagnement que les récentes coupes de services n'ont pas toutes été effectuées en même temps. Sans dire que le sort des quatre comptoirs était réglé en juin, M. Duranleau soutient qu'il voyait le portrait se dessiner depuis un bon moment et s'attendait à devoir prendre des décisions difficiles dans un proche avenir.

«C'était une évidence avec la baisse constante du nombre de transactions au comptoir, mais il manquait de savoir quand», ajoute-t-il.

L'arrêt des activités dans ces quatre localités ne signifie cependant pas que Desjardins cessera d'être active dans la communauté. La Caisse continuera d'aider ces milieux par l'entremise de son soutien aux activités populaires et aux projets structurants. Depuis 2006, elle a investi 183 800 $ exclusivement dans ces quatre municipalités.

De plus, à la suite de cette transformation des centres de services, elle offre à chaque municipalité visée de financer, à certaines conditions, un projet qui répondra aux besoins de la population dans lequel elle est prête à investir jusqu'à 50 000 $.

«On voyait que ça s'en venait»

Le préfet de la MRC de Maskinongé et maire de Saint-Léon-le-Grand, Robert Lalonde, se dit quant à lui attristé de cette nouvelle. Il est cependant peu surpris que Desjardins prenne cette décision.

«Ça nous attriste, mais on ne peut rien y faire, comme ce fut le cas en juin. À Saint-Léon, on voyait que ça s'en venait. Il n'y avait pas beaucoup d'activités. C'est triste, mais avec l'informatique et le point central à Louiseville, on le sentait», confie-t-il avant d'avouer que lui-même n'utilise pas les services qui sont offerts au comptoir de Saint-Léon-le-Grand.

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