Le CS3R tend la main aux Haïtiens

Jean-Michel Ménard, membre de la communauté haïtienne de... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jean-Michel Ménard, membre de la communauté haïtienne de Trois-Rivières, Jean-Claude Landry, président du C.A. du CS3R, et Jean-Marc Lord, DG du CS3R, ont mis en place des démarches pour prêter main-forte à la population haïtienne.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le peuple haïtien est une fois de plus confronté aux soubresauts de Dame Nature. Une énième catastrophe naturelle en quelques années a frappé le pays de plein fouet, créant une onde de choc à l'échelle planétaire.

Le Comité de solidarité Trois-Rivières (CS3R) s'est senti interpellé par ce nouveau contrecoup qui afflige les Haïtiens et a du coup décidé de mettre sur pied une collecte de fonds d'entraide.

La campagne Solidarité Haïti 2016 a officiellement été lancée, mardi, afin de secourir les populations des zones dévastées par l'ouragan Matthew. Près de 1000 Haïtiens sont décédés des suites du passage du cataclysme, tandis que 750 000 nécessitent de l'aide dite de premiers secours et plus de 1,4 million ont directement été touchés par cette catastrophe, selon des données compilées par l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Le CS3R, en collaboration avec les membres de la communauté haïtienne de la Mauricie et avec l'organisme Développement et Paix, a désigné plusieurs moyens afin d'amasser la somme de 10 000 $ d'ici au 20 novembre prochain.

«Déjà, sur notre site Web, il y a une page spécialement conçue pour la campagne par l'entremise de laquelle les gens peuvent effectuer des contributions financières. On va aussi tenir, tout au long des Journées québécoises de la solidarité internationale, des points de réception de dons pour les gens qui vont participer aux activités prévues dans le cadre de cet événement. Des kiosques d'information et de cueillette de fonds se retrouveront au Cégep de Trois-Rivières et dans d'autres lieux publics», énonce Jean-Claude Landry, qui agit à titre de président du conseil d'administration du CS3R.

L'organisation n'en est pas à ses premiers balbutiements en termes d'aide à une nation qui fait face à une crise humanitaire majeure. L'expérience emmagasinée lors des dernières années en raison de campagnes de financement d'urgence pour les séismes survenus en Haïti et au Népal, respectivement en 2010 et en 2015, entre autres, laisse croire au comité en charge de cette collecte que l'objectif de 10 000 $ n'est pas trop élevé ni trop bas.

«Nous avons déjà un historique de campagnes à ce niveau. On a déjà recueilli 40 000 $ en 2010 pour le tremblement de terre qui avait frappé Haïti, et principalement Port-au-Prince. On s'est donc dit qu'en mobilisant nos ressources et devant l'information qui a circulé au sujet des conséquences dramatiques de cet ouragan, on pense que la population va se montrer généreuse à ce point», allègue-t-il

Sans banaliser la plus récente tuile qui s'est abattue sur la tête du peuple haïtien, M. Landry est d'avis qu'on ne peut pas établir de comparatifs entre cette tragédie et celle de 2010. Et c'est pour cette raison que le groupe trifluvien lorgne la somme de 10 000$, et non 40 000 $ comme ce fut le cas il y a 5 ans.

«On a à faire à un événement d'une tout autre ampleur. C'est grave, mais moins que la catastrophe de 2010. C'est pour cela qu'il faut adapter nos objectifs financiers en fonction de l'ampleur de la catastrophe», indique le président du C.A. du CS3R.

Une aide du fédéral?

Le CS3R s'est officiellement joint au mouvement national demandant l'aide d'Ottawa, dans la mesure où le gouvernement fédéral égale les dons des Canadiens comme il l'avait fait par le passé pour des catastrophes humanitaires similaires.

«On ne sait pas si le gouvernement va le faire, mais on se doit, nous, de faire la demande au gouvernement afin que les gens soient encore plus encouragés à faire une contribution à la campagne de financement. Le gouvernement a les moyens. Des pays riches comme le Canada ou comme les pays du nord sont en mesure d'aider Haïti, d'autant plus que nous sommes en partie responsables des ouragans puisqu'ils sont dus au réchauffement planétaire. Ce sont les populations du sud qui en souffrent», décrit M. Landry.

«On a une responsabilité morale d'aider ces populations qui sont victimes, d'une certaine façon, des gestes et du modèle économique qu'on développe dans les pays du nord», renchérit-il.

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