Plus de 50 corps exhumés du cimetière des Frères Saint-Gabriel

Afin de perpétuer dans un lieu public plus... (Pierre Girard, F.S.G.)

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Afin de perpétuer dans un lieu public plus accessible la mémoire des Frères de Saint-Gabriel, la communauté a pris la décision de déménager plus d'une cinquantaine de corps. Les dépouilles ont été transférées au cimetière Sainte-Marie-Madeleine de Trois-Rivières.

Pierre Girard, F.S.G.

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les communautés religieuses du Québec doivent prendre des décisions importantes pour gérer leur décroissance.

C'est ce qu'ont dû faire les Frères Saint-Gabriel qui ont relocalisé leur cimetière situé près de la bâtisse qui abritait le juvénat Notre-Dame-du-Rosaire à Champlain au cimetière Sainte-Marie-Madeleine à Trois-Rivières.

En tout, ce sont plus d'une cinquantaine de corps qui ont été exhumés et déménagés à la mi-septembre. Le but visé par cette démarche était de déplacer le cimetière dans un lieu plus accessible «afin de perpétuer, dans un endroit public, la mémoire des religieux Frères de Saint-Gabriel qui ont fait oeuvre d'éducation dans la région de la Mauricie», peut-on lire dans l'avis public publié dans les pages du Nouvelliste ce week-end.

L'entretien de l'ancien cimetière était assuré par les frères qui trouvaient la responsabilité de plus en plus lourde.

«L'entretien était assuré par un frère ou deux et ce sont des gens qui étaient assez âgés et nous avons décidé que nous n'étions plus capables de nous acquitter de cette tâche. La communauté voulait aussi s'assurer de l'entretien des installations à long terme», mentionne le frère Yves Ladouceur, responsable provincial.

Selon M. Ladouceur, les familles des personnes inhumées dans le cimetière Sainte-Marie-Madeleine pourront plus facilement venir s'y recueillir puisque le lieu est situé à quelques pas du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

«Ce n'est pas la première fois que ça se fait au Québec, je dirais que ça se fait couramment ces temps-ci, mais ça n'avait jamais été fait dans notre communauté», précise M. Ladouceur. Le processus, plutôt complexe, a duré près de deux ans. 

«En plus d'obtenir une autorisation de l'évêché et du gouvernement, il faut avoir les certificats de décès de chacun des religieux qui s'y trouvaient pour s'assurer qu'aucun d'entre eux n'est décédé d'une maladie contagieuse. Pour ces cas-là, quand on déterre, il y a des précautions à prendre. De notre côté, nous n'avions pas cette contrainte», précise M. Ladouceur.

Dans le nouvel emplacement, chacune des dépouilles a une place sous une pierre tombale, tout comme c'était le cas à Champlain. 

«Nous aurions pu incinérer tous les corps et mettre une plaque commémorative mais nous avons dit: "non". Nous avons mis les restes de chaque défunt dans une boîte, un genre de cercueil. Chacun d'entre eux a la même pierre tombale qu'à Champlain. Ce qui a présidé à nos décisions, c'est le respect pour les personnes décédées qu'on voulait garder en mémoire de manière plus visible.»

La communauté a l'entière responsabilité de ses membres vivants ou décédés. «Un religieux ne dépend pas de sa famille, il dépend de la communauté.» 

Les familles seront avisées du changement par le biais notamment d'avis public publiés dans les journaux. 

Situé à Champlain, le domaine appartenant aux Frères Saint-Gabriel a été vendu en 2002 à un particulier. 

La communauté avait une servitude qui lui permettait d'assurer l'entretien du cimetière.

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