Trophée Roses des sables au Maroc: des Trifluviennes dans l'aventure

La porte-parole québécoise de l'événement Mélanie Pilon (à... (Audrey Tremblay)

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La porte-parole québécoise de l'événement Mélanie Pilon (à droite) et sa copilote d'expérience Francesca Chamberland (à gauche) étaient au deuxième rang au classement général après les deux premières étapes.

Audrey Tremblay

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(Merzouga) Après 21 mois à attendre la traversée de la France jusqu'au Maroc en passant par l'Espagne, l'équipage Trifluvien «Le souffle du désert» a finalement entrepris le début de l'aventure du Trophée Roses des sables, samedi, en plein coeur du désert marocain.

La pilote Carole Bruneau et sa copilote Johanne Allard ont complété la première étape d'orientation et l'étape de nuit avec succès.

«Je ne m'attendais pas à ça, je l'avoue, mais ç'a super bien été. On a fait ça comme des grandes filles. [...] Ç'a été long, trippant et extraordinaire. Il faut le vivre pour savoir c'est quoi. C'est vraiment quelque chose qu'on ne peut pas imaginer», a commenté Johanne Allard après la première étape.

Les deux femmes avouent d'ailleurs que la réalité est quelque peu différente de ce qu'elles avaient imaginé au départ. À l'aide d'une boussole et d'un carnet de route uniquement, elles ont parcouru près de 150 km à bord de leur véhicule 4x4 lors de la première étape. Elles ont dû composer avec la chaleur évidemment, une piste parfois difficile, mais également avec le stress de l'inconnu.

«On avait un peu de pression... On voyait l'heure d'arrivée prévue, et on n'était pas très avancées [...] C'est un bon départ, on n'est pas restées prises. On ne s'est jamais demandé ce que l'on faisait ici», a commenté Carole Bruneau.

L'aventure a également permis aux deux femmes de profiter de la beauté des paysages marocains.

«On voit toutes sortes de paysages et de déserts. Quand on dit désert, on imagine souvent les dunes, mais ce n'est pas seulement ça. C'est magnifique», ont-elles affirmé.

En fin de journée samedi, alors que la lune brillait dans son entièreté, l'équipage trifluvien s'est lancé dans l'étape de nuit.

«À toutes les étapes, j'appréhende la conduite, mais on a beaucoup aimé ça. [...] On savait que la route allait possiblement être moins difficile pour l'étape de nuit», a mentionné Mme Bruneau.

Si elles sont les seules représentantes de la Mauricie sur la ligne de départ, elles ne sont toutefois pas les seules Québécoises. Près du tiers des équipages proviennent du Québec, dont la porte-parole de l'événement, la comédienne Mélanie Pilon.

«J'aime l'aventure sportive, le dépassement. J'aime me sortir de ma zone de confort. On ne sait pas si on a seulement une vie à vivre, mais si j'en ai juste une à vivre je veux la vivre à fond, me challenger, me pousser. Quand tu rentres chez vous après, tu aimes beaucoup plus ce que tu as et ça relativise les choses», avoue Mélanie Pilon.

Johanne Allard et Carole Bruneau de l'équipage «Le... (Audrey Tremblay) - image 2.0

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Johanne Allard et Carole Bruneau de l'équipage «Le souffle du désert» lors du premier départ.

Audrey Tremblay

Cette dernière fait partie de l'équipage «Les dunes à cuire» avec sa copilote Francesca Chamberland qui en est à son 6e rallye. Les deux femmes ont délaissé le 4x4 au profit du côte à côte.

«J'ai fait l'Argentine en 4x4 et je me suis ennuyée du côte à côte. [...] On s'entend, en côte à côte, le véhicule est fait pour ça. Tu n'as pas d'aspect mécanique et sur le terrain tu es super bas. Par contre, c'est plus exigeant au niveau de l'endurance. C'est de la conduite plus sportive. Tu peux te permettre les coupes que tu as envie de faire pour la stratégie», a-t-elle lancé.

Au moment d'écrire ces lignes, elles figuraient au 2e rang du classement général après les deux premières étapes. Toutefois, pour la porte-parole, c'est sur l'aventure beaucoup plus que sur la performance qu'il faut insister. Pour elle, c'est le mélange parfait entre le voyage, le dépassement personnel, et le défi sportif.

«Il y a des femmes de tous âges qui viennent pour des raisons différentes. Le partage, l'aspect humanitaire et la solidarité. Souvent on dit qu'il y a de la compétition entre femmes, mais quand elles décident de s'allier...»

«Tu as le voyage, le défi sportif, et en plus tu peux donner aux personnes dans le besoin. Tout ça mélangé concorde avec mes valeurs», a ajouté la porte-parole québécoise.

D'un côté comme de l'autre, les participantes étaient prêtes à repartir à l'aventure pour l'étape marathon qui dure deux jours, où elles devront notamment traverser une nuit en autonomie.

«Là, on se sent vraiment plus en confiance. On sait plus de quoi on est capable, parce qu'honnêtement, je ne me croyais pas capable de faire ce que j'ai fait aujourd'hui (samedi)», a avoué Carole Bruneau.

Rappelons que le Trophée Roses des sables est un rallye exclusif aux femmes. Il faut aussi dire que toute notion de vitesse est exclue et que des contrôles de passage sont effectués sur le parcours.

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