Production laitière: projet d'intégration d'immigrants au Centre-du-Québec

Le maire de Sainte-Françoise et préfet de la... (Stéphane Lessard)

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Le maire de Sainte-Françoise et préfet de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais, est ici en compagnie de Normand Gagnon, maire de Fortierville, ainsi que de Jean-Luc Leclair, de l'UPA Centre-du-Québec.

Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Sainte-Françoise) Un projet visant à former et à intégrer en milieu de travail des personnes immigrantes vient d'être lancé par AGRIcarrières, comité sectoriel de main-d'oeuvre de la production agricole. Développé en partenariat avec les municipalités de Sainte-Françoise et de Fortierville et rendu possible grâce à l'appui de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) et de partenaires de la région, ce projet a pour objectif de pourvoir six postes d'ouvriers sur des fermes laitières de la région tout en s'intégrant dans une démarche de revitalisation des municipalités concernées.

«Dans le Centre-du-Québec, comme ailleurs au Québec, les entreprises agricoles éprouvent des difficultés à recruter et retenir des travailleurs fiables, et ce, malgré des efforts soutenus. Même si la production agricole est un secteur économique clé et vigoureux, la concurrence entre les secteurs d'activité est forte. Conséquemment, le secteur agricole doit absolument diversifier ses sources de recrutement et optimiser les bassins de main-d'oeuvre disponible», a laissé entendre Jean-Luc Leclair, administrateur d'AGRIcarrières et président de la Fédération de l'UPA du Centre-du-Québec. 

En parallèle, devant les défis de revitalisation de certaines communautés rurales comme celles de Sainte-Françoise et de Fortierville, les immigrants représentent une opportunité à saisir d'autant plus que plusieurs d'entre eux ayant été fermiers ou ouvriers agricoles dans leur pays d'origine souhaitent retrouver ce même mode de vie.  

«Nous avons besoin de nouveaux citoyens pour maintenir la vitalité de nos communautés et pour répondre aux besoins de nos entreprises. C'est donc une occasion inespérée pour attirer des immigrants chez nous», a commenté Mario Lyonnais, maire de Sainte-Françoise. 

Pour être admissibles, les candidats doivent être d'origine immigrante, avoir la permission de travailler au Canada (étant nouvellement établis ou en voie de l'être) et détenir une connaissance fonctionnelle de la langue française. Ils doivent également avoir le profil recherché tant au niveau de la motivation, des compétences face à l'emploi, des capacités d'apprentissage et des attitudes au travail. 

Les candidats sélectionnés suivront le cheminement suivant: une visite exploratoire avec leur famille d'une journée sur la ferme de leur nouvel employeur et de la municipalité, un stage d'expérimentation en milieu de travail de trois jours, une formation théorique en classe d'une journée, un stage d'apprentissage rémunéré de travail de quatre semaines et enfin, un apprentissage rémunéré de 20 semaines chez un employeur où ils commenceront un Programme d'apprentissage en milieu de travail (PAMT). L'étape ultime est l'occupation d'un emploi permanent et la poursuite du PAMT jusqu'à l'obtention d'un certificat de qualification professionnelle. 

Dans le but d'assurer la réussite du projet, les employeurs qui s'y impliqueront devront respecter différents critères: offrir un poste permanent à temps plein et des conditions de travail compétitives, assurer la formation et l'intégration en emploi de leur nouvel employé et s'engager à poursuivre cette implication après la fin du projet. 

Finalement, un soutien visant à favoriser l'intégration, la formation et le maintien en emploi sera assuré par les consultantes Céline Auger et Suzanne Laroche.

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