Des cendres humaines retrouvées sur le bord du fleuve

Le sac contenant des cendres humaines a été... (François Gervais)

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Le sac contenant des cendres humaines a été retrouvé en bordure du fleuve Saint-Laurent, près du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Un pêcheur a eu la mauvaise surprise de retrouver un sac contenant les cendres d'une personne défunte, sur le bord du fleuve Saint-Laurent à la hauteur du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières. Le sac, qui avait visiblement séjourné pendant un long moment dans l'eau, s'est échoué près d'une rampe de mise à l'eau du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Selon TVA Trois-Rivières, une identification a pu être retrouvée sur le sac, indiquant le nom d'une coopérative funéraire de la région de Québec. L'entreprise aurait confirmé que les cendres de la personne défunte avaient été remises à sa famille, et qu'il avait été stipulé, dans les dernières volontés, que ses cendres soient dispersées dans le fleuve.

Or, visiblement, les cendres n'auront pas été dispersées et le sac a plutôt été jeté à l'eau tel quel, étant donné que même l'attache permettant de sceller le sac n'avait pas été détachée.

À la Corporation des thanatologues du Québec, vendredi, on se désolait de voir une telle situation. Or, bien que la loi 66 sur les activités funéraires ait été adoptée en février dernier, il ne s'agit encore que d'un cadre de loi, pour lequel les règlements n'ont toujours pas été dictés, déplore la directrice générale de la Corporation des thanatologues, Annie Saint-Pierre. 

«Québec permet encore la division et la dispersion des cendres, en autant qu'elles soient remises dans un ou des contenants rigides. Pour vous imager cela, vous pourriez vous présenter pour récupérer les cendres d'un proche avec un pot de margarine ou de crème glacée vide, et ça ne transgresserait aucune règle», constate Annie Saint-Pierre. D'ailleurs, elle fait remarquer que le corps d'une personne défunte possède un statut légal, mais pas les cendres humaines. «Il n'est pas rare, surtout dans la période des déménagements par exemple, que des gens nous contactent pour nous dire qu'ils ont retrouvé une urne au fond d'un garde-robe, laissée là par les anciens occupants», se désole Mme Saint-Pierre.

Or, tant que la réglementation ne sera pas plus claire, il est difficile d'éviter que de pareilles situations se produisent. «On permet la division et la dispersion des cendres dans un contexte de respect et de dignité de la personne défunte. Or, quelle est la définition du respect et de la dignité? C'est très large et ça peut porter à interprétation pour chacun», croit-elle.

À la Corporation des thanatologues, on n'a pas voulu, contrairement à l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, exiger que l'on oblige la prise en charge des cendres humaines par les cimetières ou les colombariums.

«De notre côté, nous ne souhaitons pas que le gouvernement impose une règle stricte. On veut faire confiance aux familles pour qu'elles en disposent de façon digne et qu'elles respectent la personne défunte», mentionne Mme Saint-Pierre.

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