Une délégation belge visite la Coop de solidarité Abattoir Massicotte

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Luc Beaudoin (deuxième à gauche) a accueilli entre autres Hannes Hollebecq, Luc Peeters et Matthieu Vanhove.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Luc-de-Vincennes) Onze Belges en visite au Québec ont fait un détour par Saint-Luc-de-Vincennes vendredi afin d'en apprendra davantage sur la Coopérative de solidarité Abattoir Massicotte et surtout de savoir comment fonctionne un tel modèle de coopérative.

Cette délégation belge a combiné cette saucette en sol mauricien à sa participation au Sommet international des coopératives présenté cette semaine à Québec. Elle représente la coopérative Cera, une organisation qui célébrera ses 125 ans d'existence en 2017.

«On les accueille pour leur présenter notre concept de coopérative de solidarité. Il semble que ce ne soit pas un modèle très populaire en Belgique. Avec notre modèle de coopérative, les employés, les fournisseurs et les clients de l'abattoir peuvent devenir membres», explique Luc Beaudoin, secrétaire-trésorier de la coop.

La coopérative Cera compte quelque 400 000 membres. Elle oeuvre notamment dans le secteur financier et dans des activités ayant un impact sociétal, comme la lutte contre la pauvreté. Elle abrite également un regroupement de consommateurs.

«On vient ici pour voir comment ça marche», confie Luc Peeters, membre de la délégation belge, qui semblait intéressé par la flexibilité d'une coopérative de solidarité.

«Avoir plusieurs groupes avec des intérêts différents qui travaillent ensemble, c'est intéressant de voir ce modèle», ajoute Hannes Hollebecq.

La Coop de solidarité Abattoir Massicotte a permis de racheter l'entreprise de cette famille et de continuer les activités. La coop est en fonction depuis avril 2015 et la transaction a eu lieu en février dernier. Six personnes travaillent à cette entreprise, dont deux à temps plein.

«La coopérative fonctionne très bien. On est rendu à un chiffre d'affaires de 250 000 $, qui est en hausse. On transforme entre 30 000 et 40 000 poulets par année et environ 2000 boeufs par année. C'est transformé en produits de consommation. Ce sont nos producteurs qui vendent aux supermarchés», précise M. Beaudoin.

Quelque 20 membres sont regroupés au sein de cette coopérative, notamment des producteurs des secteurs de Maskinongé, de Mékinac et des Chenaux.

«On travaille pour ramener les espèces à plumes dans notre coopérative, ajoute M. Beaudoin. Plus on en parle, plus il y a de la demande. Avec cette activité, on aurait au minimum trois ou quatre employés de plus.»

La coopérative est à trouver le financement nécessaire à ce volet de son développement afin d'acquérir les équipements nécessaires. Si tout va bien, la transformation des animaux à plumes commencera dès 2017.

La coop mjote également l'idée de développer de nouveaux produits à base de boeuf de la région.

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