Les citoyens exigent de l'action au parc de la Rivière-Grand-Mère

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L'ex-député Jean-Pierre Jolivet demande au maire autant de vigueur dans le dossier du parc de la Rivière-Grand-Mère que dans celui de l'approvisionnement en eau potable.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les citoyens veulent de l'action au parc de la Rivière-Grand-Mère et ils l'ont démontré par la force de leur nombre, mardi soir lors de la séance publique du conseil municipal de Shawinigan.

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Devant une centaine de citoyens, Réal Daneault a questionné les élus au sujet du parc de la Rivière-Grand-Mère, mardi soir en séance publique à Shawinigan.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

En effet, une centaine de personnes se sont déplacées pour cette assemblée mensuelle et la plus grande partie de la période de questions, qui s'est étirée sur une heure, a été consacrée à sensibiliser les élus à l'importance de passer de la parole aux actes pour redonner à ce site son coup d'oeil d'antan.

Le comité de bénévoles qui milite en faveur de travaux de dragage dans le littoral de la rivière Grand-Mère et pour contrer l'accumulation de sédiments s'était préparé depuis plusieurs mois pour cette assemblée publique. Son porte-parole, Réal Daneault, a présenté au conseil une pétition de quelque 3500 citoyens qui appuient les revendications du groupe.

André Grosleau, Louis Tremblay et Marc Dumont ont aussi voulu passer leur message ou obtenir des réponses à leurs questions. Le comité souhaite une intervention avant le début de l'été, alors que le parc de la Rivière-Grand-Mère accueillera le rassemblement de la Fête nationale pour une 75e année.

Le maire de Shawinigan s'était évidemment préparé pour faire face à la musique. Près de lui, il pouvait consulter deux documents importants dans ce dossier, à savoir une lettre du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques sur les interventions à réaliser, ainsi qu'une étude du Groupe Synergis sur les coûts de ces propositions.

Ainsi, le 25 mars 2015, la Ville a transmis une demande d'avis de projet au MDDELCC pour des travaux de dragage. Quatre mois plus tard, le ministère répondait avec ses commentaires et des recommandations pour guider la Ville dans une éventuelle demande de certification d'autorisation. Cette simple requête entraîne des frais de 3000 $, précise le maire.

Par ailleurs, le ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs a déjà identifié des périodes de restriction pour des travaux dans l'habitat du poisson. Ainsi, aucune manoeuvre ne serait permise du 1er avril au 15 juillet.

«Nous avons des recommandations sur trois pages», résume M. Angers. «Contrairement à ce qu'on peut penser d'un simple dragage, il y aurait énormément de travail à faire. L'étude faite par la firme Synergis parle d'un projet de 775 000 $, en fonction des règles que le ministère de l'Environnement nous demande.» Une étude préalable de 25 000 $ serait aussi exigée.

«De plus, le ministère nous demande de nous assurer que si nous faisons un dragage, plus jamais il n'y aura de sédiments du bassin versant», ajoute le maire. «Il faudrait donc intervenir en amont, sur toutes les sources potentielles de ruissellement.» Selon le maire, la facture bondirait ainsi aisément au-delà du million de dollars.

Plus combatif

Les citoyens ne s'étaient toutefois pas déplacés en si grand nombre pour entendre parler de l'impuissance du conseil municipal. L'ex-député de Laviolette, Jean-Pierre Jolivet, a pris la parole pour déplorer ce balayage dans la cour du ministère de l'Environnement.

«Je vous ai vu plus combatif dans le dossier d'approvisionnement en eau potable», a-t-il lancé au maire, en ajoutant qu'à travers le Québec, des interventions exceptionnelles ont pu être faites au fil des années. 

Échaudé par le zèle du MDDELCC dans certains projets qui ont valu des amendes «sévères» à la Ville de Shawinigan, M. Angers préfère ne pas mettre en doute les recommandations qui sont suggérées pour le moment.

«Je peux vous assurer que si jamais, au parc de la Rivière-Grand-Mère, on enlève une quenouille ou qu'on tasse une grenouille, ils vont nous avoir à l'oeil.»

Le conseil municipal planche actuellement sur un projet global de réaménagement pour ce site. Le comité de citoyens a été invité à participer à la réflexion pour trouver des solutions «dans le respect des règles environnementales».

Par contre, M. Angers ne nie pas que la pression populaire s'ajoutera à son coffre à outils pour convaincre le gouvernement d'autoriser des travaux avec des exigences raisonnables. Un citoyen a proposé que la députée de Laviolette et ministre régionale, Julie Boulet et son collègue de Saint-Maurice, Pierre Giguère, supportent ce projet.

Après la séance publique, M. Daneault souhaitait que le message ait été bien compris.

«J'espère qu'ils vont prendre ça au sérieux», commente-t-il. «Plusieurs citoyens veulent participer au comité pour appuyer et surveiller ce qui sera fait. C'est beau parler, mais on veut être témoins des gestes que la Ville va poser.»

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