Les résidents des CHSLD de la région participent à une dégustation

Pierrette Gariépy, résidente au Centre d'hébergement Roland-Leclerc, en... (François Gervais)

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Pierrette Gariépy, résidente au Centre d'hébergement Roland-Leclerc, en pleine dégustation en compagnie du chef du CHSLD Cooke, Christian Delisle.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Environ 45 % des résidents des 11 centres d'hébergement de soins de longue durée de Trois-Rivières, Bécancour, Nicolet-Yamaska et Maskinongé ont pris part, vendredi, à la traditionnelle dégustation des mets organisée annuellement par les chefs des établissements.

Réunis dans la vaste place d'accueil vitrée du Centre d'hébergement Roland-Leclerc, 160 personnes, incluant des bénévoles, des parents et des amis, sont venues évaluer 11 recettes nouvelles afin de déterminer lesquelles feront partie de leurs menus des prochains mois.

C'est la première fois depuis la création des CIUSSS (centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux) qu'autant de résidents se retrouvent au même endroit.

Plusieurs sont arrivés en autobus pour participer à l'activité.

Au son du violon, comme dans un grand restaurant, les résidants ont été invités à choisir parmi 11 mets, du potage parisien, au chili de dinde, en passant pas les boulettes de porcs, le poisson BBQ et une collection de desserts variés.

«C'est comme une fête», estime Pierrette Gariépy qui vit au CHSLD depuis un an. La résidente n'a pas aimé le poisson, mais a craqué pour les boulettes, le choix unanime des autres convives autour d'elle.

«Si l'on a des votes de plus de 70 %, on l'intègre au menu», explique Isabelle Hébert, coordonnatrice des activités alimentaires pour la zone centre.

«S'il y a des mets qui roulent, depuis trop longtemps ou qui sont moins aimés, on les change», dit-elle.

Les participants à cette dégustation étaient tous capables de manger de la nourriture solide, mais ce n'est pas le cas des autres. La dysphagie dont beaucoup de résidents souffrent, au CHSLD, oblige les cuisines à modifier pour eux la texture des mets. On ne parle plus de purée, mais de textures modifiées, le mot purée étant devenu péjoratif, explique Isabelle Hébert. N'empêche que le goût, en texture originale ou modifiée, doit plaire.

Bien que les cuisines conservent certaines préoccupations pour les aliments qui pourraient être néfastes pour certains, par exemple le sel, «il ne faut pas oublier qu'ici, on est en milieu de vie», plaide Mme Hébert. Il faut donc que ça ressemble à la maison.

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