Patrick Charlebois en pleins préparatifs pour le défi 777

De gauche à droite, on retrouve l'agente de... (Félix St-Aubin)

Agrandir

De gauche à droite, on retrouve l'agente de développement à la Fondation RSTR Marie-Andrée Rousseau, l'infirmière Sylvie Tousignant, la présidente sortante du C.A. de la Fondation RSTR Lisette Tremblay, le marathonien Patrick Charlebois et son épouse France Cantin.

Félix St-Aubin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un compte à rebours symbolique est entamé dans l'esprit du marathonien Patrick Charlebois. Moins de 100 jours le séparent de l'immense défi qu'il s'est lui-même imposé: boucler sept marathons en sept jours, et ce, sur sept continents.

L'athlète hors norme et son équipe ont profité de la matinée de jeudi pour annoncer qu'ils s'alliaient à la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières (RSTR).

Des nombreux détails qu'il reste encore à fignoler avant que M. Charlebois pose le pied à Punta Arenas, au Chili, le 18 janvier pour le début des activités entourant le World Marathon Challenge, celui de s'associer à une cause peut désormais être rayé de la liste.

«Je connais bien la fondation puisque j'en suis l'un des administrateurs et m'associer à la cause des enfants, plus particulièrement, me passionne. Je sais qu'éventuellement dans mon parcours de sept jours je vais me poser la question "qu'est-ce que je fais là ?". Je vais me rappeler qu'il y a des enfants ici-même à Trois-Rivières qui ont d'énormes besoins et c'est ça qui va vraiment me motiver à continuer», considère celui qui tente d'ajouter un exploit qu'aucun marathonien canadien n'a inscrit à son palmarès personnel jusqu'à présent.

Le coût de cette folle aventure s'élève à quelque 80 000 $. Le principal concerné s'est associé à plusieurs commanditaires pour atteindre ce montant. Le Trifluvien désire maintenant recueillir la somme de 77 777 $ - un clin d'oeil au défi 777 -, qui servira à l'achat d'équipements pour l'unité de néonatologie du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Le coureur de grand fond avoue que l'objectif peut sembler ambitieux, mais se dit tout de même bien confiant d'y parvenir en raison d'une expérience passée qui s'est révélée positive.

«En 2009, j'ai couru le marathon d'Ottawa et on a amassé des sous pour le Club Kiwanis pour venir en aide aux enfants aux prises avec le sida dans les Caraïbes. Sans campagne et sans tambour ni trompette, on a quand même réussi à amasser 20 000 $», révèle-t-il.

Avant même que le partenariat soit officialisé, jeudi, déjà deux dons considérables ont été recensés dans les coffres de la Fondation RSTR. Pas moins de 7000 $ ont effectivement été cumulés la journée même du coup d'envoi de la collecte de fonds.

Aux côtés d'une légende

Le fait de s'envoler d'un continent à l'autre durant une semaine afin d'accomplir marathon après marathon est un fait d'armes et une expérience unique que s'apprête à réaliser M. Charlebois. Lorsqu'il se placera sur la ligne de départ du marathon initial en Antarctique, le 23 janvier prochain, il se retrouvera non loin d'un visage connu dans le monde de la course à pied. 

Ryan Hall, porte-couleurs des États-Unis aux Jeux olympiques de Pékin et de Londres et actuel détenteur du record américain au demi-marathon, sera d'office au cours de cette traversée autour du globe.

L'homme qui est considéré comme une légende au sud de la frontière peut se targuer d'avoir signé un temps canon de 59 min 43 s sur un demi-marathon, ce qui fait de lui le seul représentant de son pays à se retrouver sous l'emblématique barre des 60 minutes.

Cette même personne, retraitée depuis moins d'un an, prendra donc part au World Marathon Challenge aux côtés d'un marathonien de Trois-Rivières.

«Je ne prétends pas être capable de le battre. C'est un professionnel, c'est quelqu'un qui court à temps plein. Juste le fait de passer carrément sept jours dans l'avion et de faire sept courses avec lui, c'est pour moi un privilège» assure le conseiller en placement à la Financière Banque Nationale.

Le calibre sera inévitablement relevé puisqu'il s'agit d'une compétition que peu de gens sur la planète peuvent à tout le moins penser réussir. La fatigue liée aux marathons et au décalage horaire, de même que les fluctuations de température qui pourraient approcher les 50 degrés Celsius, obligent les athlètes à se munir d'une équipe qualifiée qui assurera leur préparation afin qu'ils franchissent la ligne d'arrivée à sept occasions.

«Actuellement, je suis à un rythme de 120 kilomètres par semaine, ce qui est une cadence assez importante. On est rendus à un niveau crucial de l'entraînement. La semaine prochaine, je vais courir cinq marathons en six jours, question de tester la machine. On évalue la cadence optimale pour réussir l'exploit en ayant un rendement décent», conclut M. Charlebois.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer