La RGMRM et l'Environnement s'entendent

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Le ministre David Heurtel a confirmé vendredi l'émission du certificat d'autorisation à la RGMRM en compagnie de ses collègues du caucus libéral Marc H. Plante, Pierre Giguère et Jean-Denis Girard.

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les discussions ont été nombreuses depuis les derniers mois, les échanges ont été durs à certains moments, mais la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et le ministère de l'Environnement du Québec sont finalement parvenus à ficeler une entente qui permet à la Régie de mettre la main sur son précieux certificat d'autorisation pour l'exploitation du lieu d'enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès.

Depuis des mois, l'Environnement a fixé des exigences très serrées à la Régie pour pouvoir lui permettre de continuer à exploiter ce lieu d'enfouissement qui connaît depuis quelques semaines un sérieux problème de mauvaises odeurs. Les rencontres tenues depuis une semaine ont abouti à l'émission d'un certificat d'autorisation permanent.

La reconfiguration des cellules fait partie des travaux autorisés. Mais le certificat comprend aussi plusieurs conditions, dont l'aménagement dans les meilleurs délais d'une conduite servant à transporter les gaz, ce qui va régler la question de la puanteur répandue à Saint-Étienne et dans les environs.

«L'objectif est la protection de la sécurité des gens et de l'environnement. La Régie a décidé de respecter les conditions du ministère et de travailler rapidement», a commenté le ministre de l'Environnement, David Heurtel, qui se trouvait à Trois-Rivières vendredi pour présenter devant la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie une conférence portant sur la modernisation de la Loi sur la qualité de l'environnement.

René Goyette était en route pour assister à ce dîner-conférence lorsqu'il a reçu sur son téléphone portable un courriel l'information de l'émission du certificat d'autorisation. Le président de la Régie n'en revenait pas encore de cette annonce, tout heureux de voir un aboutissement positif à toute cette saga.

«Ça fait quatre ans qu'on travaille là-dessus. C'est la formule idéale pour assurer la pérennité du site, car on peut réaménager nos cellules sans en construire de nouvelles. Ça coûte au minimum trois millions de dollars, contruire une nouvelle cellule. C'est 20 millions de dollars en investissements qu'on n'aura pas à faire», a dit M. Goyette.

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René Goyette avait du mal à croire que le ministère de l'Environnement avait accordé si rapidement le certificat d'autorisation à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie.

Sylvain Mayer

La Régie est actuellement en train de construire 850 mètres de pipeline pour transporter les gaz émis par les puits de captation installés récemment, ce qui mettra fin aux mauvaises odeurs. Les travaux devraient être terminés au plus tard le 15 octobre.

«Gérer des déchets, ce n'est jamais agréable, mais il faut le faire, rappelle David Heurtel. C'était une situation inacceptable. Les citoyens ont le droit d'avoir de l'air propre, sans odeur nauséabonde. La Régie doit respecter sa parole. On a des conditions strictes et c'est non négociable.»

Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, a été un intervenant très actif dans ce dossier. L'adjoint parlementaire du ministre Heurtel a participé à plusieurs rencontres au cours des derniers jours avec l'objectif de dénouer l'impasse.

«Tout ce qu'a fait la Régie comme études est conforme. On a envoyé les conditions vendredi, on s'est rencontré lundi et mercredi, la Régie a accepté l'ensemble des conditions. Pour nous, c'est clair qu'on émet le certificat d'autorisation. Mais l'Environnement va faire un suivi serré», a assuré M. Plante, dont la contribution à ce dossier a été soulignée autant par le ministre de l'Environnement que par le président de la Régie.

Surpris par cette nouvelle, le maire de Saint-Étienne-des-Grès affirme que l'émission du certificat d'autorisation avait été confirmée le 23 septembre lors d'une rencontre tenue à Québec. Robert Landry soutient de plus que les conditions nécessaires pour l'obtention de ce certificat, notamment en ce qui concerne l'aménagement de la conduite pour le transport du gaz, devront être respectées. Pour lui, il est primordial que la RGMRM suive à la lettre les directives du ministère. Surtout que le maire de Saint-Étienne-des-Grès ne fait pas entièrement confiance à la Régie. «Il y a une mauvaise gestion. Ce n'est pas pour rien que la Régie doit embaucher une firme externe», estime-t-il en ajoutant qu'il croit malgré tout que le site d'enfouissement sera conforme aux normes dans quelques semaines. 

Cette annonce du ministère ne change rien à l'obligation pour la RGMRM de disposer de ses déchets au lieu d'enfouissement de Champlain pour les prochaines semaines.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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