Festival de la galette de sarrasin: pas de muselière, pas d'admission

Le maire de Louiseville Yvon Deshaies montre deux... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Le maire de Louiseville Yvon Deshaies montre deux des quatre panneaux qui seront érigés afin que le public sache que la mesure a bel et bien pris effet et qu'elle sera appliquée si quelqu'un en déroge.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Louiseville) Le rideau vient tout juste de tomber sur le Festival western de Saint-Tite qu'un autre événement d'envergure se pointe le bout du nez: le Festival de la galette de sarrasin de Louiseville. Ce 38e rendez-vous vivra deux premières lorsqu'il se mettra en branle vendredi, soit l'entrée en vigueur de la mesure concernant les chiens de 5 kg (11 lb) ou plus, qui devront obligatoirement porter une muselière, et le baptême du feu d'André Auger au poste de président.

Sans utiliser le terme de projet-pilote en vue des prochains rassemblements en tous genres, le maire de Louiseville Yvon Deshaies soutient que cette édition se déroulera dans le respect et la compréhension que la mise en oeuvre du règlement n'a eu lieu que tout récemment.

«C'est très délicat comme situation. Si quelqu'un se présente à l'entrée avec un chien [de 5 kg ou plus] sans muselière, nous ne le laisserons malheureusement pas accéder au site. Nous allons toutefois lui indiquer qu'il est possible de se procurer une muselière dans trois magasins de Louiseville, comme ça il pourra revenir et profiter du festival», confirme-t-il.

Aucune contravention ne sera distribuée au cours des prochains jours, assure le maire. Ceux qui contourneront la consigne seront tout simplement escortés à l'extérieur des lieux où se dérouleront les festivités.

Parole de M. Deshaies, sa patience a cependant une limite qui ne doit pas être franchie. Et si tel est le cas, ce seront les festivaliers de la 39e édition qui en écoperont le plus.

«C'est bien simple, si les gens tentent de me défier, et bien il n'y aura carrément pas un seul chien sur le site l'année prochaine, que ce soit des chihuahuas ou une autre race. Ce n'est pas un festival du chien, c'est celui de la galette de sarrasin. (...) S'il n'y a aucun chien, je serais bien content», martèle-t-il.

Le directeur du service de sécurité incendie, le préventionniste et une équipe d'une dizaine de pompiers seront chargés de veiller à l'application de la réglementation. Quatre panneaux seront également érigés afin que le public sache que la mesure a bel et bien pris effet et qu'elle sera appliquée si quelqu'un en déroge.

Les membres du groupe qui est en charge de ladite surveillance ne trimbaleront pas un appareil pour peser chacun des chiens qu'ils croiseront sur leur passage. Le maire de la municipalité appelle à la collaboration de la population à ce propos.

Entrée en matière

Du point de vue de l'affluence, le successeur d'Yvon Picotte ne croit pas que la consigne refroidisse les ardeurs des festivaliers. «Le pourcentage de personnes qui se présentent avec un chien [de 5 kg ou plus] est minime, donc je ne pense pas que ça aura des répercussions négatives», observe M. Auger.

Celui qui s'occupe désormais de tout ce qui touche à l'administration du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville est d'avis qu'il y a, de part et d'autre, de bons et de mauvais côtés dans cette nouvelle directive. 

«Nous devons nous ajuster au règlement. Je me place entre les deux, il y a des points pour et des points contre. C'est difficile à dire», commente-t-il.

Le climat fera à nouveau foi de tout en ce qui a trait à la réussite ou non de l'événement. L'année dernière, Dame Nature en avait découragé plus d'un par sa température et ses intempéries.

M. Auger est bien conscient de cette variable, et c'est pour cette raison qu'il ne désire pas jouer au jeu des pronostics quant à l'atteinte d'un objectif.

«Étant donné que c'est un festival de rue, on doit croiser les doigts et espérer que les gens viennent. On peut difficilement avoir un plan B s'il pleut, par exemple. Dans le pire des cas, il y a quelques tentes qui peuvent accueillir plus de 3000 personnes», évoque-t-il.

D'ailleurs, les réservations de parcelles de terrain dans le parc de véhicules récréatifs vont bon train jusqu'ici. Il serait toutefois fort surprenant, voire impossible, que les 127 places disponibles soient comblées dès sa première année d'existence.

Aucune pression

Dans le but que la passation du flambeau se fasse adéquatement, M. Picotte est demeuré dans l'entourage du comité d'organisation. C'est l'une des raisons qui explique pourquoi le nouveau gestionnaire ne ressent pas la pression d'enfiler les chaussures de celui qui a développé le festival au point d'en faire un événement phare de la région.

L'ancien président a accepté de se charger des commanditaires et de la négociation de la bière, notamment, dans le but d'alléger la tâche de son dauphin.

«J'apprécie grandement le coup de main qu'il me donne. Nous avons une très bonne relation. Si j'ai une question à lui poser, je sais qu'il n'est pas loin et qu'il m'aidera. Il a géré le festival durant 15 ans, donc c'est certain qu'il a beaucoup d'expérience», remarque M. Auger, un producteur de porcs à Yamachiche.

L'événement prendra son envol avec la présentation de deux spectacles sur le coup de 20 h. River Blue chante Sweet People se tiendra sur la scène Loto-Québec de la place Canadel, tandis que Marco Calliari se produira à l'école secondaire l'Escale. Avant de se hisser sur la tribune, le chanteur québécois d'origine italienne prendra part à un petit bain de foule où le vin et les bouchées seront à l'honneur. Cette mise en bouche débutera à 18 h.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer