Défi allaitement Mauricie: papa et maman font équipe

Jinny Pageau, organisatrice, François Lachance et les petites... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Jinny Pageau, organisatrice, François Lachance et les petites Zoélie et Maïthé, sa conjointe, Éloïse Cossette, Valérie Lupien, animatrice du défi, et Élaine Fréchette, organisatrice.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) François Lachance a de grands enfants dans la vingtaine. Il a aussi deux jeunes filles, dont une de six semaines, avec sa deuxième conjointe, Éloïse Cossette. Les premiers ont reçu le biberon. Les deux petites, elles, sont allaitées. «Dans le temps, avec mes enfants plus vieux, ce n'était pas tellement la mode et on n'avait pas tellement le temps pour l'allaitement parce qu'il fallait retourner au travail rapidement», raconte M. Lachance. «Maintenant, on peut bénéficier de congés un peu plus longs, donc on peut s'impliquer davantage», dit-il.

Avec l'allaitement, «le rôle du père ne se trouve pas effacé pour autant», assure-t-il. «Le bébé est souvent amené au sein par le papa. Quand il y a une pause, on change la couche, on lui fait faire un petit rot et on s'occupe qu'il retourne au sein. C'est sûr qu'on pourrait ne rien faire de tout ça, mais c'est important pour moi de m'impliquer», dit-il « et que ce soit un travail d'équipe avec la mère.»

Le couple Lachance-Cossette est porte-parole du quatrième Défi allaitement qui se tiendra le samedi, 1er octobre, dans la cour centrale du Centre Les Rivières, de 9 h à midi.

Pour Éloïse Cossette, l'implication du père a été d'une grande importance parce qu'elle a eu ses deux enfants par césarienne.

«À ma première fille, il a fallu persévérer», dit-elle. «Il faut aller chercher du soutien du conjoint, si on en a besoin, mais aussi du Centre Ressources Naissance et des marraines d'allaitement. Il ne faut pas hésiter à parler à nos amis, aux gens de notre famille», conseille cette femme bien connue dans la région pour son rôle de porte-parole de la Sûreté du Québec.

Élaine Fréchette, consultante en allaitement pour le Centre Ressources Naissance, explique que l'objectif principal de l'activité de samedi, «c'est de normaliser l'allaitement pour que ce soit facile pour les mères, quand elles sortent, de pouvoir allaiter leur enfant sans avoir de regard réprobateur ou se faire dire d'aller allaiter aux toilettes», dit-elle.

Ayant oeuvré dans le domaine depuis 17 ans, Mme Fréchette estime «qu'il y a eu des progrès assez intéressants» à ce chapitre. Il se voit par le nombre de mères qui allaitent, dit-elle. «La société est un peu plus sensibilisée maintenant, mais il reste du travail à faire», dit-elle.

L'avantage d'allaiter, «c'est que c'est prêt tout de suite», indique Jinny Pageau, organisatrice du Défi allaitement. «C'est rapide, c'est simple et ça ne coûte rien. On peut le nourrir longtemps de cette façon», dit-elle.

L'enjeu le plus important, précise Mme Pageau, ce sont les répercussions positives de l'allaitement maternel sur la santé. «L'enfant est protégé de plein de maladies. C'est une protection, une barrière naturelle contre les virus», explique-t-elle.

L'organisation espère attirer quelque 125 mamans allaitantes, samedi.

Plusieurs exposants seront sur place dès 9 h et des cadeaux seront remis à des participantes. À 9 h 45 il y aura un spectacle de Gommette La Chaussette. Le décompte des bébés allaités se fera à 11 h.

Il est possible de s'inscrire au Défi Allaitement Mauricie 2016 via la page Facebook de l'événement ou bien le matin même sur les lieux. Le couple Lachance-Cossette, qui sera sur place avec ses deux jeunes enfants, explique qu'il a accepté d'être porte-parole «parce qu'on trouve ça important. C'est une belle chose l'allaitement. C'est sain, naturel», fait valoir Mme Cossette.

Cette dernière estime que l'allaitement peut se faire en public. 

«Il ne faut pas rester à la maison. Il ne faut pas rester isolée et s'empêcher de sortir. C'est un peu ça, le message qu'on veut lancer. L'allaitement, on peut faire ça partout. On est chanceux, au Québec, pour celles qui le désirent, il y a des salles d'allaitement et ce n'est pas comme ça partout en Amérique du Nord. Je pense que les gens doivent vraiment nous scruter pour découvrir qu'on est en train d'allaiter parce que c'est tellement discret», dit-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer