Un Atikamekw court d'Odanak à Québec

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Miguel Coocoo-Chachai a couru aux alentours de 170 km entre Odanak et Québec.

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(La Tuque) C'est tout un défi qu'a relevé Miguel Coocoo-Chachai, un défi physique, personnel et de sensibilisation. L'Atikamekw de 27 ans originaire de Wemotaci a couru plus de 170 kilomètres au courant des derniers jours entre Odanak et Québec. Il prenait ainsi le relais de Brad Firth, surnommé «Caribou legs», qui a couru plus de 4000 kilomètres à travers le Canada pour la cause des femmes autochtones disparues et assassinées.

«C'est un honneur de courir pour lui. Il a traversé le Canada. J'ai avec moi le tambour qui a traversé le Canada et c'est vraiment un honneur de le transporter jusqu'à Québec. À Trois-Rivières, je l'ai amené sur le Nitaskinan», a souligné d'entrée jeu Miguel Coocoo-Chachai.

Ce dernier a terminé sa course vendredi avec un dernier sprint. Il a parcouru une quarantaine de kilomètres. 

L'Atikamekw se tenait déjà en grande forme. Il courait des distances de 5 à 7 km deux fois par semaine, mais jamais d'aussi longues distances que celles qu'il a parcourues dans les derniers jours. À son départ, il a couru 55 km entre Odanak et Trois-Rivières.

«C'est assez dur. Le lendemain entre Trois-Rivières et Sainte-Anne-de-la-Pérade, j'ai senti une douleur dans mes genoux et mes pieds. J'ai failli abandonner à ce moment-là. J'ai parlé avec ma conjointe. Elle m'a suggéré de marcher, et de ne pas lâcher. J'ai continué», a-t-il témoigné.

Le défi sert principalement à sensibiliser la population sur les femmes autochtones disparues et assassinées, mais aussi à montrer l'exemple.

«Je veux que les jeunes des premières nations soient fiers. Quand il y a un but à atteindre, on doit mettre toute notre énergie. Je veux sensibiliser les jeunes autochtones à y croire eux-mêmes. Ce que je fais, c'est aussi une quête spirituelle», a mentionné Miguel Coocoo-Chachai.

Ce dernier a participé dernièrement au tournage d'un film où il incarnait le rôle d'un guerrier. Vendredi, il avait l'impression d'être lui-même ce personnage.

«Je me sens comme un guerrier», a-t-il lancé.

Le grand chef du Conseil de la nation Atikamekw (CNA), Constant Awashish, a tenu à souligner l'accomplissement du jeune homme qui court pour sensibiliser la population à la cause des femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada.

«Je suis très heureux de voir un jeune atikamekw prendre l'initiative de relever un tel défi. C'est un geste noble et courageux qui mérite grandement d'être souligné et applaudi. La cause des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées mérite que l'on déploie toutes les actions et les efforts nécessaires afin de sensibiliser et mobiliser les gens face à cette situation. C'est une cause qui nous tient tous à coeur, on ne peut que féliciter le jeune Miguel», a souligné Constant Awashish.

«Je suis particulièrement fier de voir des jeunes hommes autochtones se lever et poser des gestes de solidarité envers les femmes et les filles victimes de violence. Je crois que nous avons tous une responsabilité envers cette triste réalité. Il faut y mettre un terme tous ensemble, ce n'est pas seulement les actions des dirigeants ou des gouvernements qui feront la différence, ce sont les actions de Brad, de Miguel, et de nous tous», a-t-il ajouté.

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