Cours d'éthique et culture religieuse: le débat public est nécessaire

Le conférencier et auteur du livre La face... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le conférencier et auteur du livre La face cachée du cours Éthique et culture religieuse, Daniel Baril, et la représentante des citoyennes de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, Chantale Trottier.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Le cours d'éthique et culture religieuse continue de soulever les passions.

Alors que l'ancienne religieuse Andréa Richard poursuit sa croisade pour que ce cours ne soit plus donné dans les écoles, la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie a invité l'auteur du livre La face cachée du cours Éthique et culture religieuse, Daniel Baril, à présenter une conférence sur cet épineux sujet.

C'est devant une cinquantaine de personnes que l'auteur a partagé son opinion et son travail sur la question, mercredi, dans le cadre d'un 5 à 7. Questionné par Le Nouvelliste avant sa conférence, il a été clair: le débat public qui a été initié par la sortie d'Andréa Richard est nécessaire. Abondant dans le même sens que Mme Richard, il considère que le public se doit de connaître le contenu de ce cours controversé.

«Il faut que ce débat se fasse. Il y a une mésinformation sur la véritable nature du cours dans le public actuellement. Il est vendu comme un cours d'histoire des religions qui enseigne des connaissances sur les différentes religions. Le débat et le volume [dont il est l'auteur] vont permettre aux parents d'avoir une véritable idée du contenu qui est transmis à leurs enfants. On reçoit d'ailleurs des témoignages de parents qui voient des travaux que font leurs enfants en classe et qui se questionnent», raconte l'auteur.

Bien qu'il ait été élaboré en suivant les grandes lignes établies par le ministère de l'Éducation, ce cours ne répond pas vraiment aux objectifs, selon M. Baril. Il le qualifie d'ailleurs de «bonne-mauvaise idée». «Ça devait être du factuel, mais ce n'est pas le cas. C'est de la transmission de contenu religieux», explique-t-il.

Comme il considère que le cours ne répond pas aux objectifs du ministère et qu'il n'est aucunement adapté aux élèves, notamment à ceux du primaire, M. Blais prône rien de moins que l'abolition de l'enseignement du volet religieux au niveau primaire et l'intégration de notions historiques sur les religions à d'autres cours au niveau secondaire.

«Les notions sur les religions, y compris les aspects conflictuels des religions, pourraient être intégrées aux cours d'histoire à la fin du secondaire. Le volet éthique pourrait être maintenu en l'enrichissant», donne-t-il comme exemple.

L'ancienne religieuse qui s'est lancée dans une croisade contre ce cours, Andréa Richard, était aux premières loges. Interrogée sur les développements concernant ses efforts, elle indique qu'elle a reçu de nombreux appuis et que la pétition qu'elle a lancée peut maintenant être signée sur le site internet de l'Assemblée nationale. Elle ajoute que la pétition devrait être prochainement présentée par le candidat à la chefferie du Parti québécois, Jean-François Lisée.

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