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Djemila Benhabib agacée par la présence d'un journaliste d'Enquête à sa soirée de solidarité

La soirée de solidarité pour Djemila Benhabib à... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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La soirée de solidarité pour Djemila Benhabib à l'approche de son procès en diffamation a failli ne pas avoir lieu.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La soirée de solidarité pour Djemila Benhabib à l'approche de son procès en diffamation, qui a eu lieu mercredi soir, a failli être compromise en raison de la présence d'un journaliste et d'une caméra de l'émission Enquête.

Mme Benhabib et les membres de son entourage étaient visiblement agacés de voir débarquer le journaliste Luc Chartrand et un caméraman au café-bar Le Zénob. Ils ont même envisagé d'annuler l'événement en raison de la présence des représentants radio-canadiens.

Pourtant, Mme Benhabib avait accepté d'emblée plus tôt que Le Nouvelliste assiste à la rencontre. Mais après une discussion entre le journaliste, Mme Benhabib et son conjoint Gilles Toupin, la soirée a finalement commencé et l'équipe de l'émission diffusée à Radio-Canada a pu y assister.

«J'aurais voulu que cette soirée soit intimiste. Je ne souhaitais pas ce soir avoir une caméra collée aux fesses mais on me l'impose. Je suis mal à l'aise avec ça. J'aurais souhaité qu'on respecte ma volonté de faire les choses dans la sérénité. J'ai été échaudée par le passé par les montages, notamment par ceux de l'émission Enquête. Je dois dire que le lien de confiance a été brisé. Et dans la vie quand la confiance n'est plus, on ne peut pas construire grand-chose», a-t-elle déclaré d'entrée de jeu devant les gens présents.

La soirée, à laquelle ont participé environ 40 personnes, était la deuxième du genre organisée pour appuyer la Trifluvienne d'adoption. La première s'est déroulée au cabaret Le Lion d'Or à Montréal le 12 septembre dernier. Des personnalités connues, dont l'idéateur du code de vie d'Hérouxville André Drouin, l'ancienne religieuse prônant maintenant la laïcité Andréa Richard ainsi que l'ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières André Carle étaient notamment présents à Trois-Rivières.

«Nous voulons revenir sur les enjeux concernant la liberté d'expression. C'est une question qui nous est chère et elle est vraiment au coeur de ce litige en diffamation. La question en fait est: a-t-on aujourd'hui le droit de critiquer les dogmes, quels qu'ils soient? Ça tourne autour de cette question générale, mais comme le litige est contre les écoles musulmanes, il va être question du dogme musulman bien évidemment», a mentionné l'auteure avant la soirée.

Le procès approche

Rappelons que les dirigeants des écoles musulmanes de Montréal reprochent à Mme Benhabib des propos tenus lors d'une entrevue radiophonique qu'elle a donnée à Benoît Dutrizac en 2012.

À moins d'une semaine du procès, qui devrait durer cinq jours, Mme Benhabib se dit confiante et sereine. Elle est cependant avare de commentaires en ce qui concerne les éléments qui composeront sa défense. 

Elle se permet par contre de dire que la préparation pour le procès se déroule bien.

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