Près de 300 joueurs de moins au Tournoi des anges

Les organisateurs du Tournoi des anges, André Thomas... (Gabriel Delisle)

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Les organisateurs du Tournoi des anges, André Thomas et Simon Taillefer, en compagnie de Charles-Alex et de sa mère Sonia Trottier.

Gabriel Delisle

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(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Malgré les embûches auxquelles ont fait face les organisateurs du Tournoi des anges, l'événement au profit du petit Charles-Alex atteint de la maladie de Moyamoya a eu lieu samedi à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. En raison du conflit avec l'Association régionale de soccer de la Mauricie qui a risqué de faire avorter le tournoi, de nombreuses équipes d'enfants qui participent normalement à l'événement n'ont toutefois pas pu se présenter.

«Sur les 268 joueurs de soccer qui devaient jouer, environ trente ne se sont pas présentés en raison de toute l'histoire. Mais si nous avions eu les enfants comme les autres années, nous aurions eu 300 personnes de plus», affirme André Thomas, le principal organisateur du Tournoi des anges. «C'est dommage qu'il n'y ait pas eu les enfants. Cette situation a enlevé près de 60 % des revenus à la famille par rapport aux autres années. [...] Tout le monde est content qu'on puisse finalement jouer au soccer, mais l'histoire a fait beaucoup de mal au tournoi.»

La mère de Charles-Alex, Sonia Trottier, avoue que le tournoi-bénéfice des enfants est normalement très profitable. Les nombreux parents qui viennent assister aux matchs des plus petits achètent des hot-dogs et prennent un verre de bière (la microbrasserie le Trou du diable était présente sur place). L'absence de ces jeunes joueurs de soccer s'est également fait sentir, souligne Mme Trottier, au niveau du soutien envers Charles-Alex.

«Les enfants aiment beaucoup le rencontrer et prendre des photos avec lui. Les équipes ont toutes des photos avec Charles-Alex», note Sonia Trottier.

Bien sûr, les profits ont été amputés cette année. Si l'an dernier les organisateurs ont remis 6000 $ à la famille de Charles-Alex et 3000 $ à une autre famille, le chèque de cette année, remis uniquement pour les soins du jeune garçon, était environ de 3700 $.

André Thomas estime toujours que la demande de l'Association régionale de soccer de la Mauricie concernant le choix d'une date pour l'événement près d'un an avant le tournoi est déraisonnable. L'organisateur du Tournoi des anges affirme qu'il choisit la date en fonction des autres tournois de soccer afin de ne pas nuire à ceux-ci et attirer le plus de joueurs possible.

À l'exception de ces éléments, le Tournoi des anges s'est bien déroulé. Les centaines de participants avaient l'embarras du choix. Ils pouvaient jouer au soccer, mais aussi au sumo bulle, à la pétanque ou au deck hockey.

Vêtu de son maillot d'une équipe de soccer anglaise, le jeune Charles-Alex était très heureux de regarder les matchs de soccer. Pour le garçon de huit ans, il s'agit d'un beau rassemblement qui lui permet de rencontrer des personnes sympathiques qui l'encouragent.

Dès la fin du mois de septembre, Charles-Alex devra se rendre à Montréal pour rencontrer une dizaine de spécialistes. Sa mère indique qu'il doit se soumettre à de telles évaluations deux fois par année. «Nous voulons aussi commencer des thérapies au privé, car le système public a diminué ses traitements de physiothérapie. Nous ne voulons pas qu'il se dégrade. Ça fait sept ans qu'on travaille pour qu'il se muscle et qu'il prenne de la force. Et ça marche, on le voit il prend du tonus et se tient mieux. Ça améliore aussi son élocution», avoue la mère de Charles-Alex.

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