Pas de nouvelle politique de déneigement à Shawinigan

Les rues étroites et des accumulations d'eau avaient... (Sylvain Mayer)

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Les rues étroites et des accumulations d'eau avaient soulevé l'ire des citoyens de Shawinigan, en mars dernier.

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'affreux cocktail météo de février et mars servira de prétexte à la Ville de Shawinigan pour rappeler aux cols bleus et aux entrepreneurs les détails du plan d'intervention pour les opérations de déneigement, mais les procédures demeureront les mêmes cet hiver. Les plaintes enregistrées au début de l'année avaient davantage été provoquées par l'espièglerie de Dame Nature que par des failles dans la politique, selon le maire, Michel Angers.

Ce dernier a été interpellé sur cette question lors de la dernière séance publique du conseil municipal. En constatant que des contrats de déneigement commençaient à être attribués, Sylvain Giguère s'est demandé où en était le conseil municipal dans sa réflexion.

«Nous avons eu des problèmes l'hiver dernier», rappelle-t-il. «Les citoyens sont tannés! Vous avez prôné la sécurité pour procéder aux changements des noms de rues. Il faudrait prôner la même sécurité pour le déneigement de ces rues!»

L'hiver sans histoire de l'an dernier avait tourné au cauchemar pour les équipes de déneigement en février et en mars. De brusques changements de température et des alternances de fortes précipitations de pluie et de neige avaient compliqué les interventions. De nombreux puisards avaient aussi été bloqués, provoquant des mares d'eau à plusieurs endroits.

M. Angers a simplement répondu au citoyen qu'une rencontre était prévue prochainement avec le service des Travaux publics «pour régler ces problèmes». 

Or, quelques minutes auparavant, le conseil municipal avait accordé deux contrats pour ces opérations en 2016-2017.

En effet, Excavations Claude Desaulniers venait d'obtenir un montant de 178 860 $ pour le déneigement et le déglaçage des rues dans le secteur nord de Shawinigan. De plus, Excavations RMG avait obtenu le même mandat, mais pour les rues et les trottoirs de la route 157 dans le secteur Shawinigan-Sud, au montant de 393 773 $.

Comment ces contrats peuvent-ils être accordés alors que le service des Travaux publics devra être rencontré prochainement pour régler les irritants de l'an dernier? Parce que la politique de déneigement ne changera pas, précise le maire. Par contre, l'administration municipale s'assurera qu'elle sera bien appliquée.

«Avec les Travaux publics, nous faisons toujours une évaluation de la dernière année», commente le maire. «En fonction des plaintes que nous avons reçues, il faut se demander quelles sont les améliorations ou l'optimisation que nous pouvons faire. C'est comme ça à chaque année.»

Donc, pas de changement de politique? «Ce sont les mêmes termes», prévoit M. Angers. «Ce qui peut changer, ce sont les modes d'intervention. Est-ce qu'on peut partir d'un autre endroit, doit-on élargir davantage? Si des rendements de sous-traitants ont été moins bons, des corrections et des ajustements seront faits.»

Rappelons que la Ville de Shawinigan s'occupe elle-même des opérations de déneigement dans la plus grande partie de son territoire. Elle confie en sous-traitance les secteurs Saint-Georges, Baie-de-Shawinigan, Saint-Gérard-des-Laurentides, Lac-à-la-Tortue, le Domaine du Havre et Vallée-du-Parc, ainsi qu'une partie de Shawinigan-Sud.

«À l'interne, nous optimisons nos façons de faire», avance le maire. «À l'externe, s'il y a eu des problèmes, nous allons les corriger. Les contrats sont clairs.»

La Ville ne voit pas de problème avec sa politique, mais peut-être avec son exécution l'an dernier, compte tenu des conditions météorologiques particulières. «Y avait-il assez de sable, assez de machinerie ? L'entrepreneur est-il allé assez rapidement ? A-t-il passé avant que ça gèle ?», énumère le maire. «On est dans l'exécution. Ce n'est pas le temps de sortie qui a posé problème. Quand il tombe 12 centimètres en une heure, qu'on parte à trois, quatre ou cinq centimètres, on est pris avec ça de toute façon.»

De plus, les employés municipaux ne peuvent rester indéfiniment au travail, de sorte que lorsque des puisards gèlent par-dessus le marché, le travail s'accumule rapidement pour le même personnel. «On ne peut pas engager 50 personnes de plus pour une ou deux fois par hiver», résume M. Angers. «Au début de l'année, c'était l'enfer partout. Avec les Travaux publics, nous voulons savoir si nous pouvons faire mieux ou différemment.»

L'an dernier, Shawinigan avait uniformisé sa politique d'intervention aux cols bleus et aux entrepreneurs privés. Il existe quatre niveaux de priorités pour le déneigement, selon les secteurs. Plus la rue est achalandée, plus elle bénéficiera d'une intervention rapide.

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