Un ultimatum pour le microcochon Bacon

Le microcochon Bacon avait fait sensation lors de... (Stéphane Lessard)

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Le microcochon Bacon avait fait sensation lors de son passage à l'hôtel de ville de Trois-Rivières. Or, le règlement n'étant pas changé, sa propriétaire a jusqu'au 20 septembre pour s'en départir.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Malgré l'intervention remarquée de la propriétaire du microcochon Bacon lors de la séance du conseil municipal, le 6 septembre dernier, le processus suit toujours son cours pour la Société protectrice des animaux de la Mauricie, qui réclame de nouveau que Catherine Richard Daigneault se départisse de son animal de compagnie. Mardi, un second avis de non conformité lui a été envoyé, la sommant de se départir de l'animal, qui ne peut être gardé en milieu urbain.

On se souviendra que Catherine Richard Daigneault avait fait une intervention remarquée au conseil municipal, le 6 septembre dernier, alors qu'elle réclamait que les élus fassent preuve de tolérance face à son animal, dont les qualités s'approchent davantage de l'animal de compagnie que de l'animal de ferme selon elle. Le maire Yves Lévesque avait indiqué ne pas être insensible à sa demande, bien que le règlement ait été appliqué dans ce cas précis en raison d'une plainte logée par un voisin. 

Heureuse de l'écoute qu'elle avait reçue, Catherine Richard Daigneault s'était montrée confiante de pouvoir obtenir la faveur des élus, leur laissant le temps de mijoter l'idée. La dame, rappelons-le, avait lancé une pétition via le site change.org qui, à ce jour, a recueilli plus de 3300 signatures. Or, le règlement n'ayant toujours pas été modifié, la SPA Mauricie continue ses démarches dans le dossier de Bacon pour faire appliquer la réglementation municipale. «Un de nos patrouilleurs s'est rendu ce matin (mardi), et constatant que l'animal était toujours là, a émis un second avis de non conformité à la propriétaire. Selon l'avis, elle a jusqu'au 20 septembre pour se départir de son animal, sans quoi une amende pourrait lui être imposée», explique la responsable des communications de la SPA Mauricie, Sarah-Lise Hamel.

Selon Mme Hamel, la contravention serait de moins de 100 $, si la propriétaire ne se départit pas de l'animal avant le 20 septembre. «Il faut comprendre que nous ne faisons pas les règlements municipaux. Nous ne sommes que l'organisme mandaté pour appliquer le règlement sur la garde et le contrôle des animaux. En s'adressant au conseil municipal, la dame a fait ce qu'elle devait faire, car c'est à ce niveau qu'on peut faire changer le règlement. Or, de notre côté, tant que ce n'est pas changé, le processus doit suivre son cours.»

Selon le conseiller municipal Daniel Cournoyer, également président de la SPA Mauricie, le sujet a été discuté au conseil municipal, mais il n'y a pas de volonté politique pour changer le règlement. «Il n'y a pas de volonté de bouger. C'est une boîte de Pandore. Si on ouvre pour ça, il faut ouvrir aussi pour les poules, les microchevaux... Il y a une différence entre accepter ces animaux et les tolérer. Dans plusieurs villes, ils sont tolérés, tant qu'il n'y a pas de plainte. Là, nous avons eu une plainte», explique M. Cournoyer.

Le Nouvelliste a tenté de joindre Mme Richard Daigneault, mais sans succès. Dans une entrevue accordée mardi à Radio-Canada Mauricie, elle indique avoir reçu des informations de la Ville voulant que la personne à l'origine de la première plainte ait réitéré sa plainte et que la Ville aurait senti la pression d'agir. Une information que réfute Daniel Cournoyer.

Catherine Richard Daigneault entend toutefois contester n'importe quelle contravention qui lui sera émise. «Pour moi, Bacon, c'est comme mon enfant. Si ça doit aller en cour, malheureusement, ça va se rendre là», a-t-elle déclaré.

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