La stratégie maritime en vitrine

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour.... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Bécancour) Vendre la Stratégie maritime du Québec. Tel est l'objectif d'une mission à laquelle participent 14 représentants diplomatiques qui s'est arrêtée à Bécancour en fin de journée lundi.

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L'ambassadrice de l'Union européennne, Marie-Anne Coninsx.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

L'ambassadeur de Belgique, Raoul Delcorde.... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.1

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L'ambassadeur de Belgique, Raoul Delcorde.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partie de Montréal en bateau plus tôt dans la journée, la mission a fait un arrêt au Centre-du-Québec pour que ses participants puissent découvrir la zone industrialo-portuaire de Bécancour. Cette mission s'inspire grandement d'une tournée semblable qui avait été organisée en octobre 2015 dans le Nord-du-Québec afin de faire découvrir le Plan Nord.

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D'Amour, accompagne d'ailleurs tout ce beau monde pendant le périple qui se poursuivra mardi et mercredi à Rimouski, aux Îles-de-la-Madeleine ainsi qu'à Sept-Îles. Après leur arrivée en bateau et la visite à Bécancour, les participants à la mission se sont rendus à l'aéroport de Trois-Rivières, où ils ont pris un avion en direction de Rimouski.

Rappelant que la Stratégie maritime a déjà permis de mettre en place 75 projets totalisant une somme de 1 500 000 000 $, le ministre D'Amour se dit convaincu que la présente tournée en entraînera d'autres, et ce, même si aucun entrepreneur ou homme d'affaires ne participe à l'exercice.

«Les ambassadeurs, les délégués commerciaux seniors et les consuls que l'on reçoit aujourd'hui sont en lien constant avec des investisseurs étrangers. Ce n'est peut-être pas demain que nous allons annoncer des projets à la suite de cette mission diplomatique, mais ça ouvre la porte à des échanges et à des dialogues», mentionne-t-il.

Pour le président-directeur général de la Société de parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, accueillir un tel contingent de diplomates constitue une occasion rêvée de faire découvrir les installations bécancouroises et de vendre le potentiel de celles-ci.

«Ça nous donne une belle opportunité d'expliquer notre produit, car c'est un produit le parc industriel et portuaire», indique-t-il.

Conscient qu'aucune entente n'a été conclue au cours des quelques heures qu'ont passées les visiteurs à Bécancour, M. Richard croit néanmoins que l'exercice a été profitable et pourrait déboucher sur des projets concrets dans l'avenir.

«Dans ce groupe, il y a des représentants de sept pays différents qui ont déjà des investissements ici. Pour eux, le parc est déjà connu. Et puisque que notre démarchage passe essentiellement par Investissement Québec et le ministère du Développement économique, donc le gouvernement du Québec, ces liens protocolaires sont très importants», explique le président-directeur général, avant d'ajouter que le caractère très pointu de certaines questions auxquelles il a dû répondre démontrait l'intérêt indéniable de ceux qui les posaient.

Faisant partie de la mission, l'ambassadeur de Belgique au Canada, Raoul Delcorde, confie qu'il aimerait bien voir une entreprise belge s'installer dans la zone industrialo-portuaire de Bécancour un jour. Il considère que le trafic constant entre le port d'Anvers en Belgique, un des plus importants d'Europe, et celui de Montréal constitue la preuve qu'un projet impliquant des investisseurs belges à Bécancour ou ailleurs dans la région est possible.

«Si vous utilisez la Belgique comme point d'entrée, c'est le marché européen en entier que vous atteignez», lance-t-il.

Également membre de la mission, l'ambassadrice de la délégation de l'Union européenne au Canada, Marie-Anne Coninsx, soutient quant à elle que ce périple permettra de faciliter l'élaboration et la conclusion d'un accord entre l'Union européenne et le Canada.

«Cette mission est très importante pour nous afin d'obtenir une idée de la Stratégie maritime. Comme nous sommes en train de finaliser un accord, on veut savoir comment cet accord peut contribuer à augmenter les investissements et les relations commerciales», précise Mme Coninsx.

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