L'asclépiade s'invite en Haute-Mauricie

Claude Gagnon a décidé d'emboîter le pas, et... (Audrey Tremblay)

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Claude Gagnon a décidé d'emboîter le pas, et de cultiver de l'asclépiade.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Le développement de l'asclépiade est grandissant dans la région. La culture du soyer du Québec vient même de gagner la Haute-Mauricie. Claude Gagnon, un agriculteur de La Croche a décidé d'emboîter le pas aux autres producteurs de la Mauricie.

«On y croit certainement, et il y a dans le Haut Saint-Maurice des agriculteurs, qui, s'ils sont encore là aujourd'hui, ont su relever des défis parce qu'ils font une agriculture beaucoup plus compliquée qu'ailleurs au Québec», souligne Daniel Allard, président de la Coopérative Monark, la coopérative des producteurs d'asclépiade.

«Tout repose sur la réussite des agriculteurs. [...] Ces gens-là qui sont habitués de relever des défis, j'en prends plusieurs sans problème. C'est d'eux qu'on a besoin pour faire progresser la connaissance dans la culture du soyer», a-t-il ajouté.

C'est d'ailleurs Daniel Allard qui a convaincu Claude Gagnon de tenter sa chance, il y a déjà quelque temps.

«Je suivais le dossier, je posais des questions... Il m'a dit d'en faire en Haute-Mauricie», raconte l'agriculteur de La Croche.

Ce dernier a fait les analyses nécessaires et s'est lancé. Depuis, il suit de près l'évolution de ses plans d'asclépiade avec des spécialistes, une agronome notamment, pour s'assurer que le test soit concluant.

«Je vais prendre les dispositions pour réussir ça c'est certain», soutient Claude Gagnon.

«Je ne fais pas ça pour moi à l'âge que je suis rendu. C'est pour ma fille. On pense que ça pourrait rapporter deux et trois fois plus que ce que rapporte le grain à l'acre. C'est un atout», ajoute-t-il.

Pour le président de la Coopérative Monark, l'expérience en Haute-Mauricie est plus qu'un simple essai.

«C'est au-delà d'un test, c'est-à-dire que les tests on les a faits en Maurice. La ferme Algo servait un peu de cobayes pour tout le développement d'une régie de culture. On fait ça depuis 2012. À travers ça, on a réussi à dégager une agriculture qui est à la fois performante et économique, et c'est surtout ça qui est important».

«On a développé une régie de culture qui aujourd'hui s'est raffinée et qui permet d'établir des cultures de façon beaucoup plus sécuritaire qu'au début. Mais, ça reste quand même assez long», ajoute Daniel Allard.

Selon le président de la Coopérative Monark, le défi particulier sera de voir à long terme quelle est la différence de rendement de follicules dans le Haut Saint-Maurice par rapport au centre nord de la Mauricie. 

D'ailleurs, 2016 sera l'année de la ''vraie première récolte''. Actuellement, on termine d'ajuster la machinerie.

«Les pionniers font leur première récolte. [...] On ne s'attend pas à une récolte record. C'est la première, c'est mieux qu'elle ne soit pas trop importante pour bien roder nos équipements de récolte. S'il y a en a plus, ce sera un heureux problème», a commenté M. Allard.

Une activité économique importante

Daniel Allard est catégorique, la culture de l'asclépiade augmente l'activité économique issue des terres autour des municipalités bâties autour d'une industrie. 

«Ça permet d'aller chercher un complément intéressant. [...] Il y a en a d'autres qui sont intéressés. Claude fait office de pionnier dans son coin. À partir de là, s'il se crée un groupe dynamique, ça va amener des emplois dans ce coin-là. C'est évident», a-t-il conclu.

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