Le chanvre industriel suscite la curiosité

Le propriétaire de la Ferme Bio-Nic et RDR... (Photo: Francois Gervais)

Agrandir

Le propriétaire de la Ferme Bio-Nic et RDR Graines et Semences, David Proulx, montrant sa culture de graines de chanvre dans ses champs de Nicolet.

Photo: Francois Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) Le long du rang des 60, à Nicolet, deux champs suscitent la curiosité des passants depuis le début de l'été.

Il faut dire que l'apparition de ce qui semble être des plants de pot a de quoi en faire sourciller certains et saliver d'autres. Sauf que pour la Ferme Bio-Nic, il s'agit plutôt d'une nouvelle culture de chanvre industriel biologique dépourvue de THC, cette substance à effets psychotropes contenue dans le cannabis.

«C'est un marché en développement et les prix sont très intéressants, ayant bondi de 60 % en trois ans», explique le propriétaire de RDR Graines et Semences, David Proulx, qui vient d'obtenir l'approbation de Santé Canada, au plus grand soulagement de celui qui avait même reçu la visite de policiers et, de toute évidence, d'intrus, à voir les sentiers improvisés dans les champs.

Alors qu'elle se vend 4000 dollars la tonne contre 130 dollars dans le cas de l'avoine et 180 dollars pour le maïs, on comprend bien ce qui l'a poussé à consacrer près de 10 % de ses 500 hectares de terres familiales à cette graine qui est néanmoins «compliquée à faire pousser, à récolter et à mettre en marché, avec une conservation en silo particulière au moment de la récolte», a-t-il avoué. L'entreprise faisait déjà, entre autres, dans le maïs, le soja, l'avoine, le blé, le pois, l'orge et l'épeautre.

Provenant de la «plante de la marijuana», les graines de chanvre destinées à la consommation ne sont pas concentrées en THC (Tétrahydrocannabinol). Il ne s'agit donc pas de substances comestibles psychoactives. On leur reconnaît plusieurs vertus et leur teneur en fibres alimentaires insolubles fait qu'elles se digèrent facilement.

D'ailleurs, le premier client de l'entreprise de David Proulx est Aliments Trigone qui se consacre à la transformation de grains de culture biologique. Quant à la variété alimentaire de Cannabis sativa qui sort du sol nicolétain, cette plante fournit aussi une fibre textile résistante et une huile de qualité.

Par contre, en cette première année d'expérience, la récolte ne sera pas aussi abondante que prévue. Les leçons qu'il en tire amènent déjà le grand patron à envisager un investissement de 200 000 dollars pour l'achat d'équipement en vue de la prochaine saison. «On va mettre les sommes nécessaires pour avoir un bon rendement», a-t-il conclu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer