Aréna de Saint-Boniface: un incident monté en épingle

L'aréna de Saint-Boniface.... (Photo:Stephane Lessard)

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L'aréna de Saint-Boniface.

Photo:Stephane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Dans l'émotif débat sur la destination des jeunes hockeyeurs de Notre-Dame-du-Mont-Carmel pour la prochaine saison, les opposants à l'entente avec Saint-Boniface font valoir toutes les raisons imaginables pour expliquer leur position.

En assemblée publique mardi soir, il a été notamment question de perte de temps, d'heures de glace mais aussi, de la qualité présumée discutable de ces installations.

À un moment donné, un parent a mentionné que l'aréna «avait passé au feu» récemment, qu'il y avait eu une «explosion». Vérification faite,il s'est bien produit un événement mineur à la fin août, sans conséquence toutefois sur le début de saison.

Natacha Pilotte, directrice de l'aréna de Saint-Boniface, ne veut évidemment pas s'impliquer dans la controverse sur le hockey mineur, mais elle déplore que de telles affirmations circulent pour discréditer l'infrastructure.

«Il n'y a eu rien de grave», explique-t-elle. «Un compresseur s'est brisé et il y a eu plein de fumée dans l'enceinte. Mais il n'y a eu aucune explosion, aucune flamme.»

Le bris est survenu le 29 août, vers 5 h du matin. «J'ai reçu le premier appel pour vérifier ce qui se passait. Il n'y avait rien dans le coin du restaurant, mais à l'intérieur, il y avait plein de fumée. Je suis allée dans la chambre électrique pour voir s'il y avait des flammes et il n'y avait rien. J'ai appelé le 9-1-1 et les pompiers sont venus ventiler. Vers 7 h, ils repartaient. À 13 h, notre spécialiste faisait la glace avec les deux compresseurs qui fonctionnaient.» 

Deux jours après l'incident, l'appareil défectueux était remplacé.

Investissement

À l'aréna de Saint-Boniface comme partout ailleurs, le gouvernement du Québec impose la modernisation des systèmes de réfrigération d'ici 2020.

«Nous avons un ingénieur qui fait une étude de faisabilité», explique Mme Pilotte. 

«On n'aura pas le choix, mais ce n'est pas pour demain matin. On sait que ce ne sera pas en bas de 750 000 $. Le programme de subventions prévoit entre 40 % et 50 % des coûts.»

Il reste un peu plus de trois ans aux arénas pour se conformer au protocole de Montréal pour la réduction et l'élimination des gaz qui appauvrissent la couche d'ozone. Même s'il s'agira d'un investissement considérable, Mme Pilotte ne doute pas que le jeu en vaudra la chandelle.

«Bâtir un aréna à 250 places peut coûter jusqu'à huit millions $», fait-elle remarquer. «C'est sûr que j'aime notre aréna à Saint-Boniface. Je dirais que c'est un beau joyau pour la municipalité.»

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