Sauvetage sur la rivière

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Daniel Boisvert, Éric Vaugeois et Charles Blanchard, employés municipaux à la Ville de Shawinigan, ont sauvé un homme de la noyade le 1er septembre dernier.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Un homme dans la soixantaine doit aujourd'hui la vie à trois employés municipaux de la Ville de Shawinigan ainsi qu'à un bénévole de la Classique internationale de canots de la Mauricie, qui l'ont tiré in extremis de la noyade, le 1er septembre dernier.

Jean-Baptiste Guilbert a sauté à l'eau pour aller... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Jean-Baptiste Guilbert a sauté à l'eau pour aller chercher l'homme qui flottait dans la rivière Saint-Maurice.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

L'homme, qui ne présentait plus de signes vitaux lorsqu'il a été sorti de l'eau, a pu être réanimé grâce à ces bons samaritains et aux soins des paramédics.

Daniel Boisvert, Éric Vaugeois et Charles Blanchard, qui travaillent tous trois pour le service des loisirs de la Ville de Shawinigan, étaient occupés à installer des quais près de la Promenade du Saint-Maurice, en après-midi, en prévision des activités entourant la Classique de canots. Un homme s'est approché d'eux pour leur parler pendant qu'ils travaillaient. 

«L'homme est venu nous voir et nous a demandé s'il avait le droit de se baigner. On lui a dit que la rivière était à tout le monde. Il a déposé ses choses et est allé nager. On l'avait dans notre champ de vision, mais on ne s'en préoccupait pas non plus parce qu'on continuait notre travail», se souvient Daniel Boisvert.

Deux ou trois minutes plus tard, les trois collègues ont vu que l'homme se trouvait face dans l'eau en train de flotter sur le ventre. Il ne bougeait plus. 

«On s'est demandé s'il n'était pas en train de regarder dans le fond de l'eau, mais il ne bougeait vraiment plus. On a crié. Tout s'est passé très vite», ajoute Daniel Boisvert.

Jean-Baptiste Guilbert, bénévole pour la Classique de canots, se trouvait dans un véhicule quand il a entendu les cris. Il est allé rejoindre les trois employés sur le bord de l'eau.

«J'ai vu que l'homme ne bougeait plus. J'ai enlevé mes souliers et j'ai sauté à l'eau. Il n'était pas très loin de la rive et je savais que les autres sur le rivage pouvaient me venir en aide s'il y avait quelque chose. L'un d'eux était aussi en ligne avec le 9-1-1. Ça a été un vrai travail d'équipe», mentionne le bénévole.

À la nage, il a ramené l'homme sur la rive en le tirant par le bras. La victime ne présentait plus de signes vitaux. «On a commencé les manoeuvres de réanimation, avec la dame du 9-1-1 qui nous expliquait quoi faire. Nous étions trois à nous relayer», ajoute Jean-Baptiste Guilbert.

«Tout d'un coup, il a commencé à râler. Ça nous a encouragés. Ça a duré à peu près sept minutes en tout, et les ambulanciers sont arrivés et ont pris le relais», relate Daniel Boisvert.

Ce n'est qu'une heure plus tard, alors qu'ils étaient rencontrés par les policiers pour expliquer le fil des événements, que les quatre sauveteurs ont su que l'homme se trouvait hors de danger et qu'il prenait du mieux. 

«Ça a été un immense poids de moins sur nos épaules. Tu ne peux pas y croire que tout ça vient de se passer. C'est surréel», confie Daniel Boisvert, qui a profité de son retour à la maison ce soir-là pour avoir une bonne discussion avec ses enfants.

«Je leur ai expliqué qu'il fallait être très prudent même si on sait bien nager, et surtout de ne jamais se laisser flotter sur le ventre pour le plaisir devant moi, parce que je pense que je vais rester avec cette image-là longtemps. On reste un peu traumatisé, même si l'histoire se termine bien», mentionne-t-il.

Pour sa part, Jean-Baptiste Guilbert ne se considère pas comme un héros d'avoir agi de la sorte. «J'ai fait ce que la plupart des gens auraient fait dans de pareilles circonstances. Nous étions plusieurs pour aider, même des passants nous sont venus en aide. Mais si je dois en retenir quelque chose, c'est l'importance d'avoir suivi des cours de natation, et aussi l'importance que chaque personne ait un cours de secourisme. C'est essentiel, c'est la base», croit-il.

Le directeur général de Shawinigan, Gaétan Béchard, tient à féliciter les employés «pour leur courage et leur sang-froid». Il précise qu'à chaque année, les employés municipaux bénéficient de formations adéquates comme secouristes en milieu de travail.

Le directeur de la Classique internationale de canots, Stéphane Boileau, tient également à féliciter son bénévole pour sa présence d'esprit en n'hésitant pas à sauter à l'eau pour venir en aide à cet homme.

Avec la collaboration de Guy Veillette

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