Trois-Rivières sensible au dossier du cochon Bacon

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Le maire Yves Lévesque est sorti à l'extérieur de l'hôtel de ville pour serrer la patte de Bacon.

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières pourrait-elle tolérer les microcochons dans sa réglementation municipale?

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Bien qu'il n'ait pas l'intention de changer la réglementation municipale pour accepter des animaux comme Bacon, le maire Yves Lévesque n'a pas complètement fermé la porte à sa propriétaire, Catherine Richard Daigneault.

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Bacon

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L'intervention, mardi soir à l'hôtel de ville, de Catherine Richard Daigneault, la Trifluvienne à l'origine d'une pétition pour pouvoir garder chez elle son microcochon Bacon, a permis de constater que la porte n'est pas complètement fermée.

On se souviendra que Mme Richard Daigneault avait commencé une pétition en ligne afin de pouvoir conserver avec elle son animal domestique, après qu'un inspecteur de la SPA Mauricie lui eut demandé de s'en départir à la suite d'une plainte du voisinage.

À ce jour, sa pétition a recueilli plus de 3100 signatures. Mardi soir, c'est le conseil municipal de Trois-Rivières qu'elle a tenté de convaincre, l'instance qui a le pouvoir de décider si l'animal pourrait être considéré dans la réglementation municipale.

Pendant que Bacon attendait patiemment à la porte de l'hôtel de ville, sa propriétaire a fait valoir plusieurs points, relevant notamment que des villes comme Montréal, Québec et Drummondville tolèrent les microcochons sans pour autant avoir adapté le règlement municipal en conséquence.

Elle a ajouté que selon la description relevée au règlement trifluvien, Bacon s'inscrivait davantage dans la catégorie d'un animal de compagnie que dans celle d'un animal de ferme, étant donné qu'il n'était destiné ni à la consommation, ni à la reproduction puisqu'il était castré avant même d'être vendu par l'éleveur.

Elle a noté aussi que les villes qui ont eu à enregistrer des plaintes en lien avec les microcochons intervenaient toujours auprès des propriétaires avec des amendes, et non en demandant le retrait de l'animal.

Par ailleurs, elle assure qu'au contrat d'achat de son animal de compagnie, il est stipulé qu'en cas de problème avec l'animal, ce serait l'éleveur qui en prendrait charge, et non la SPA Mauricie qui aurait à assumer le contrôle de l'animal, ce qui, selon elle, évite tout risque de précédent pour d'autres races d'animaux autres que les chiens et les chats.

Le maire Yves Lévesque s'est montré sensible à sa cause, mais déchiré et plutôt en faveur de conserver intact le règlement actuel.

«On est tous favorables à votre cause. Le coeur dit oui, mais la raison dit non. Nous avons déjà de la misère à gérer les chiens et les chats. Si on ouvre la porte, on doit réglementer et contrôler. La SPA n'est pas venue chez vous pour le plaisir, mais parce qu'il y a eu une plainte. Si vous n'aviez pas eu de plainte, vous ne seriez pas ici. Je ne vous dis pas non pour toujours, les choses changent et évoluent», a fait savoir le maire Yves Lévesque.

De son côté, la propriétaire de Bacon soutient que la plainte n'a pas été faite en raison du bruit ou des odeurs, mais par inconfort et ignorance de la part des plaignants. Elle a d'ailleurs procédé à du porte-à-porte dans son secteur et affirme avoir reçu l'appui de la très vaste majorité du voisinage. «J'ai tenu à avoir un appui de mes voisins proches, parce que ce sont eux qui vivent avec Bacon. Je me suis promenée et j'ai discuté avec les gens, ils se sont montrés très ouverts et ils m'appuient là-dedans donc on va continuer», signale-t-elle.

Confiante de la réponse obtenue, Catherine Richard Daigneault a indiqué, à sa sortie de l'hôtel de ville, espérer que le sujet continue de travailler les élus et qu'elle obtienne rapidement une réponse favorable.

«Je suis contente d'avoir été écoutée, qu'on ne m'ait pas fermé la porte en partant, qu'on m'ait permis de faire valoir mon point. Ça a été libérateur pour moi de faire connaître mon point face à Bacon et à la situation que je trouve très injuste. La porte n'est pas fermée, j'espère vraiment que les conseillers vont se mettre d'accord en la faveur de Bacon», indique celle qui a pu présenter son animal de compagnie au maire, lui qui tenait à sortir à l'extérieur pour aller serrer la patte de Bacon.

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