Le pilote Frédérick Décoste impliqué dans un incident à Trois-Rivières

L'hélicoptère que pilotait Frédérick Décoste s'est écrasé dimanche,... (Tirée de Facebook)

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L'hélicoptère que pilotait Frédérick Décoste s'est écrasé dimanche, provoquant sa mort ainsi que celle du chanteur et ex-hockeyeur Roberto «Bob» Bissonnette, tandis que l'autre passager, le pdg des Capitales de Québec Michel Laplante, a été blessé.

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Le pilote Frédérick Décoste, qui a perdu la vie dans l'écrasement d'hélicoptère qui a aussi emporté le chanteur Bob Bissonnette dimanche, avait aussi été victime d'un incident relativement similaire en 2014 dans le stationnement du parc de l'Exposition de Trois-Rivières.

Avec l'actionnaire des Capitales de Québec et président du Groupe Vertdure, Jean Tremblay, à son bord, Décoste avait tenté de poser son hélicoptère loin de tout bâtiment, au centre du stationnement. La manoeuvre avait toutefois mal tourné puisqu'il n'avait pas aperçu un câble de sonorisation qui avait été installé à cet endroit plus tôt dans la journée dans le cadre de la course de karting Le Monaco de Trois-Rivières.

Le fil s'était alors enroulé autour du patin de l'engin. Puisqu'il s'agissait d'un câble de sonorisation, il n'y avait pas eu d'électrocution.

«Je n'ai jamais vu le fil. Pourtant, j'ai fait le tour plusieurs fois, mais quand je l'ai vu, il était trop tard. On sentait la machine tirée par le fil. Une chance que j'y suis allé tranquillement sinon l'hélicoptère aurait pu virer», racontait le pilote à l'époque.

Un témoin était venu en aide au pilote afin de le sortir de cette position. Les deux autres occupants s'en étaient sortis sans la moindre égratignure.

Bien au fait des risques

Le pilote connaissait bien les risques du métier: il s'était retrouvé plus d'une fois en position périlleuse aux commandes de son appareil et avait lui-même perdu son père dans un écrasement d'hélicoptère en 1990. Mais rien n'allait l'empêcher de voler.

«À terre... il n'était pas capable de rester là. Il fallait qu'il vole. C'était une passion», a raconté Guy Gonthier, ancien camarade de classe du disparu, qui a grandi à Sept-Îles aux côtés du pilote nord-côtier.

«Ça faisait partie de sa vie, tout ce qui volait. Il faisait ça depuis qu'il était jeune: il avait fait son cours privé après le secondaire. Ensuite, il se payait des heures de vol lui-même, pour conserver ses licences. Il en a fait une carrière», a ajouté Maxime Bélanger, un autre de ses grands amis.

Père et fils dans le même appareil

Le vol était pourtant associé depuis 26 ans à une des pires tragédies de la vie du pilote de 35 ans. Le 8 août 1990, son père Michel Décoste, un contremaître d'Hydro-Québec, est mort dans l'écrasement d'un hélicoptère qui venait de décoller de l'aéroport de Sept-Îles. M. Décoste ne pilotait pas, il était simple passager dans un appareil nolisé pour transporter du matériel de la société d'État. Son pilote avait aussi péri.

L'aéronef était un Bell 206. Le même modèle que pilotait le fils Décoste lorsqu'il est mort à son tour. Une fin au triste air de déjà-vu pour sa mère, qui habite toujours la maison familiale.

Frédérick Décoste chérissait toujours la mémoire de son père, selon ses amis. «À toutes les fois où il venait à Sept-Îles, il allait voir la croix de bois qui a été plantée là où son père est mort», se souvient Guy Gonthier.

Dès ses débuts comme pilote, Frédérick Décoste avait été impliqué dans un accident d'hélicoptère sur la Côte-Nord, dont plusieurs se souviennent dans la région. Heureusement, personne n'avait été blessé.

Avec La Presse

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