Protectionnisme: Trudeau n'est pas inquiet

Justin Trudeau a dit croire que tous les... (La Presse Canadienne, Adrian Wyld)

Agrandir

Justin Trudeau a dit croire que tous les Canadiens sont favorables à une ouverture sur le monde à l'occasion de la clôture du sommet du G20 en Chine.

La Presse Canadienne, Adrian Wyld

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Hangzhou

Le premier ministre Justin Trudeau ne craint pas l'émergence au Canada d'un protectionnisme similaire à celui qui a vu le jour aux États-Unis et en Europe.

M. Trudeau a fait ces commentaires lundi, à l'occasion de la clôture du sommet du G20 en Chine. Il a aussi demandé aux autres leaders de la planète de lutter contre cette tendance au repli sur soi.

S'adressant aux journalistes à Hangzhou, M. Trudeau a dit croire que tous les Canadiens sont favorables à une ouverture sur le monde.

Il a dit qu'il hésiterait à comparer le Canada à ce qui se passe ailleurs, puisque les Canadiens sont habituellement ouverts, positifs et optimistes face à l'avenir.

M. Trudeau dit avoir profité de son deuxième sommet du G20 depuis son arrivée au pouvoir pour discuter avec plusieurs dirigeants, dont le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel.

Le bureau du premier ministre ajoute qu'il a eu cinq rencontres en marge du sommet, avec la première ministre britannique Theresa May, le président turc Recep Tayyip Erdogan, et des représentants de l'Union européenne, de l'OCDE et de Singapour.

Accord de libre-échange entre le Canada et l'UE

Par ailleurs, la ministre canadienne du Commerce international, Chrystia Freeland, a reçu l'assurance que le gouvernement britannique appuiera l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (UE).

La première ministre May a signifié cet appui à l'entente, même si le texte n'a pas encore été officiellement ratifié et même si par référendum, le Royaume-Uni a décidé de quitter l'Union européenne comptant 28 pays.

Selon la ministre Freeland, la leader du gouvernement britannique a donné cette assurance à M. Trudeau lors de leur brève rencontre dimanche, en marge du sommet des pays membres du G20.

À ce sommet, le premier ministre Trudeau et la délégation canadienne ont jusqu'ici fait l'éloge de l'accord canado-européen, le qualifiant de progressiste. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a aussi manifesté son enthousiasme.

Mme Freeland a souligné que l'entente canado-européenne offrirait au Canada l'accès à un marché de quelque 400 millions de personnes.

Cependant, le texte soulève des craintes en Europe, notamment en Allemagne, où on lui reproche de favoriser les corporations multinationales et d'être peu prometteur en matière d'emploi.

Le G20 de Hangzhou en quatre points

Mondialisation

Alors que de nombreux pays sont confrontés à une vague de populisme, les chefs d'État et de gouvernement se sont prononcés pour une meilleure répartition des bénéfices de la mondialisation tout en prônant une revitalisation des échanges commerciaux pour relancer une économie mondiale en berne.

Le président américain, Barack Obama, qui participait à son dernier G20 avant son départ de la Maison-Blanche, a ainsi reconnu que le monde traversait des «périodes de turbulences» avec des «politiques volatiles» aux yeux de populations ne croyant pas les dirigeants capables de mener des politiques pour que «l'économie internationale profite à tous».

Syrie: un flop

Après les progrès lors des négociations russo-américaines marathon fin août à Genève, des diplomates espéraient pouvoir conclure un accord en marge du G20.

Mais à Hangzhou, les pourparlers entre les chefs de la diplomatie américaine russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, n'ont abouti à aucun compromis lundi.

Washington a accusé Moscou d'avoir «fait marche arrière» sur certains points dans les négociations, rendant impossible dans l'immédiat un accord de coopération entre les deux grandes puissances. L'échec des négociations russo-américaines est intervenu au moment où l'armée de Damas assiège à nouveau les quartiers rebelles d'Alep.

Disputes maritimes

Hôte du G20, Pékin voulait que le sommet soit consacré uniquement aux questions économiques, afin d'éviter des thèmes sensibles. En particulier les tensions en mer de Chine méridionale où la mainmise de Pékin, qui revendique la souveraineté de la quasi-totalité de cette zone maritime stratégique, irrite fortement les pays riverains et alarme la communauté internationale.

Mais M. Obama a profité de l'opportunité pour réprimander la Chine samedi, en l'enjoignant à se conformer à la législation internationale. Une prise de position à laquelle a répliqué le président Xi Jinping en demandant à Washington d'avoir une position «constructive» au sujet de la mer de Chine méridionale.

Brexit

La nouvelle Première ministre britannique, Theresa May, est arrivée en Chine avec l'intention de présenter aux autres dirigeants internationaux «les opportunités commerciales qui s'ouvriront à travers le monde pour le Royaume-Uni après le Brexit».

Mais elle a été confrontée à une mise en garde du Japon contre les difficultés de la situation du pays après le référendum sur la sortie de l'UE - une procédure longue et complexe -, tandis que les États-Unis ont fait savoir qu'un accord avec Londres n'était pour le moment pas leur priorité.

De son côté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis le holà dimanche aux intentions britanniques de lancer des négociations d'accords commerciaux bilatéraux, rappelant que cette compétence revenait exclusivement à Bruxelles.

Mais Mme May a répliqué lundi que l'Inde, le Mexique, la Corée du Sud et Singapour étaient disposés à ouvrir des discussions sur des accords commerciaux avec son pays.

Le sort de trois Canadiens détenus à l'étranger abordé

Le premier ministre Justin Trudeau a indiqué avoir discuté avec les dirigeants turcs et indonésiens au sujet du sort de trois Canadiens détenus dans ces pays.

M. Trudeau a dit avoir soulevé la question en marge du sommet du G20, en Chine, mais n'a pas précisé quelle réponse il avait obtenue.

La Turquie a placé en détention deux hommes détenant la citoyenneté canadienne et turque à la suite de la tentative de coup d'État survenue dans ce pays en juillet.

En Indonésie, un enseignant canadien est en prison après avoir été reconnu coupable de crimes contre des enfants. Il maintient toutefois son innocence.

M. Trudeau a expliqué qu'en tant qu'individu ayant beaucoup voyagé, il est conscient de l'importance d'avoir un gouvernement soucieux du bien-être de ses citoyens à l'étranger, et que c'est pour cette raison qu'il discute toujours des enjeux consulaires lors de ses rencontres avec les leaders mondiaux.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer