Vivre ses rêves jusqu'au bout

Michel Beaudoin a été accueilli par sa conjointe,... (Stéphane Lessard)

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Michel Beaudoin a été accueilli par sa conjointe, Céline Thibodeau, sa fille Karine et sa petite-fille Lilijade Pépin.

Stéphane Lessard

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(Bécancour) Michel Beaudoin vit ses rêves jusqu'au bout. L'homme de 71 ans de Bécancour est de retour à la maison après un voyage de 16 000 km à vélo qui l'a mené d'un bout à l'autre du Canada.

Celui qui n'a jamais eu froid aux yeux a été chaleureusement accueilli vendredi en fin d'après-midi par ses proches et amis. Ceux-ci ne l'avaient pas vu depuis son départ, le premier avril dernier. Épuisé par 157 jours d'efforts physiques constants, Michel Beaudoin était ému et très heureux d'être enfin enlacé par sa conjointe Céline Thibodeau, sa fille Karine et sa petite-fille Lilijade Pépin.

«Je ne suis pas un aventurier dans le style de Bernard Voyer ou Frédéric Dion, et encore moins un olympien qui revient de Rio. Je suis juste un bonhomme de la ville de Bécancour qui vieillit et qui ne peut pas s'empêcher de vieillir. Mais je peux m'empêcher de devenir vieux par exemple», a-t-il dit visiblement touché à la trentaine de personnes réunies pour l'accueillir.

«Les années rident la peau, mais renoncer à son idéal ride l'âme.»

Afin de souligner l'exploit d'un de ses citoyens, la Ville de Bécancour a remis à M. Beaudoin un certificat honorifique. Même le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, était sur place pour accueillir et féliciter l'aventurier.

Après avoir pris la route vers les Maritimes, Michel Beaudoin s'est rendu à Terre-Neuve, puis au Labrador. De là, il a pris la direction du nord vers l'ouest jusqu'à Vancouver. En chemin, il a fait face à toutes sortes de conditions, allant de la neige aux grandes chaleurs.

Une fois chez sa soeur à Vancouver, Michel Beaudoin a été victime d'un accident qui aurait pu mettre son voyage en péril. En sortant du bain, il a glissé et s'est fracturé des côtes. Ces événements ont forcé le cycliste à prendre une pause de trois semaines. Malgré tout, cet incident n'est rien en comparaison de son grave accident subi au Pérou en 2011 alors qu'il traversait les Amériques à vélo.

Le Bécancourois ne s'est toutefois pas laissé abattre. Il s'est remis de ses fractures avant de reprendre la route.

«C'est sûr qu'il faut être un peu fou pour réaliser ça avec deux hanches en titane», a-t-il souligné en riant.

Tout au long de son périple, Michel Beaudoin a fait de merveilleuses rencontres. Il affirme que les gens ont été généreux avec lui, se faisant régulièrement offrir un toit et des repas.

Chose certaine, Michel Beaudoin n'a pas encore réalisé tous ses rêves. Il souhaite maintenant terminer l'écriture de son livre sur ses voyages dans 37 pays. «Mon titre sera Le journal d'un vieux bourlingueur», a-t-il annoncé. «Les rêves, quand je n'en aurai plus, ça va être le temps de mourir. Des fois, c'est mieux de rêver à la lune. Si on manque son coup, on tombe dans les étoiles.»

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