Classique de canots: les trois villes réitèrent leur cautionnement

Le directeur général de la Classique internationale de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le directeur général de la Classique internationale de canots, Stéphane Boileau, rappelle que l'équilibre budgétaire a été atteint en 2015, avec des dépenses de quelque 430 000 $. Un tour de force, quand on considère qu'avant son arrivée, l'organisation se débrouillait avec un budget de 130 000 $.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Après Trois-Rivières et La Tuque, le conseil municipal de Shawinigan a adopté, en séance régulière le 23 août, une résolution pour se porter caution en faveur de la Classique internationale de canots de la Mauricie, pour un montant de 17 000 $. Il s'agit du même engagement que celui pris pour cinq ans en 2011, mais dans un tout autre contexte.

«Ça va de mieux en mieux», s'encourage le maire, Michel Angers. «Stéphane (Boileau, directeur général) fait un bon travail. La situation financière se redresse. On poursuit donc ce qui existait déjà.»

En 2011, les mêmes conseils municipaux avaient été sollicités pour permettre à la Classique internationale de canots d'augmenter de 51 000 $ la marge de crédit de l'événement, la faisant passer de 25 000 $ à 76 000 $. Chaque ville se portait caution pour une portion de 17 000 $.

L'ex-directeur général, Jacques Bellemare, avait alors expliqué cette demande par un manque de liquidités. Par contre, la garantie réclamée par la Caisse Desjardins du Centre-Sud de Shawinigan n'a finalement jamais dû être exercée, de sorte que les élus n'ont pas hésité à réitérer leur engagement, pour une seule année cette fois.

M. Boileau mentionne par contre qu'il veut revoir ses partenaires à l'automne, mais que d'ici cinq ans, il souhaite réduire la marge de crédit de l'évènement pour faire en sorte que la caisse ne réclamera plus un cautionnement des villes.

Le directeur général rappelle que l'équilibre budgétaire a été atteint en 2015, avec des dépenses de quelque 430 000 $. Un tour de force, quand on considère qu'avant son arrivée, l'organisation se débrouillait avec un budget de 130 000 $. M. Boileau indique qu'il a simplement importé la même recette qui avait permis au FestiVoix, à Trois-Rivières, de prendre toute son ampleur.

«Il y a une progression énorme au plan des revenus», explique-t-il. «Ça nous permet de faire progresser l'évènement. Souvent, en période de développement, il faut assumer des déficits. Nous étions donc très heureux d'atteindre l'équilibre budgétaire.»

M. Boileau a pigé dans son bagage d'expérience et dans ses contacts pour renouveler la banque de commanditaires de l'évènement.

«En 2014, on s'est donné un plan de développement stratégique de trois ans, pour arriver à des objectifs de nouvelle image, de consolidation d'une permanence, d'encadrement et de professionnalisation de la compétition, raconte-t-il. Je suis allé chercher pour des dizaines de milliers de dollars de nouveaux commanditaires. Au FestiVoix, j'étais arrivé avec un budget de 600 000 $ et quand je suis parti, il était à trois millions $! Les partenariats, c'est la clé. J'applique la même méthode à la Classique.»

M. Boileau a épluché les ministères, ce qui lui a permis d'obtenir de nouvelles subventions. Des programmes d'employabilité, autant au fédéral qu'au provincial, lui donnent un bon coup de main. «On travaille fort», sourit-il. «Il n'y a pas de secret: ça prend de l'huile de bras!»

Le directeur général s'emballe de l'impact que provoquera la web diffusion de l'évènement, tel qu'annoncé au début août. «Ça va être majeur! Pas seulement pour nos partenaires, mais aussi pour les inscriptions, pour faire connaître l'évènement à travers le monde et entre autres, pour le développement du K2.»

Avec plus de revenus, l'organisation peut investir davantage, notamment dans la sécurité des compétiteurs. Lors de la 83e édition qui s'amorcera vendredi, M. Boileau indique que le plus important plan de sécurité nautique de l'histoire de l'évènement sera mis en place.

«Nous irons encore plus loin l'an prochain, avec une formation spécifique», avance-t-il. «Je suis vraiment fier de ça.»

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