Frédéric Dion a retrouvé la civilisation

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Frédéric Dion lors de son départ le 18 août dernier.

Courtoisie

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Frédéric Dion vient de retrouver le confort de la civilisation. L'aventurier a mis les pieds dans un village du Territoire du Nord-Ouest en fin de semaine et devrait rentrer à la maison dès jeudi.

Le périple nommé «Porté disparu au Yukon» a pris fin samedi lorsque Dion est arrivé à Tulita, un village d'environ 500 personnes situé près du fleuve Mackenzie. Largué au Yukon le 18 août, il a parcouru 430 km en 10 jours d'avant d'atteindre cette localité.

«C'est mon arrivée à la civilisation: il y a un magasin, un endroit où on peut louer des films, il y a Internet! Tulita, c'est un premier gros pas pour moi», lance Frédéric Dion, lors d'une entrevue accordée lundi matin au Nouvelliste.

Frédéric Dion a même eu droit à un comité d'accueil, gracieuseté d'employés d'un service de développement économique et de la faune.

«Ces gens étaient au courant de mon expédition et savaient que je passais de ce côté des Territoires du Nord-Ouest, relate l'aventurier. Ils sont venus à la rencontre sur le fleuve Mackenzie. Ils sont très sympathiques», ajoute l'aventurier, qui est en parfaite santé.

Un chocolat chaud et des amandes savourés avec bonheur par Frédéric Dion ont été suivis par la recherche d'un lieu d'hébergement. Les hôtels ne sont pas légion à Tulita et le seul endroit repéré était fermé lors du passage de Dion.

Sauf que sa bonne étoile s'est manifestée rapidement: la propriétaire des lieux est arrivée en 4x4 et a demandé s'il était à la recherche d'une chambre pour la nuit!

Dion s'est peu de temps après retrouvé sous la douche et glissé dans un lit confortable. Le contraste était grand avec les premières nuits de l'expédition, composées majoritairement de pluie et de vents.

Le retour à la maison

Le retour à la civilisation après une telle expédition est un pas de géant réalisé par Frédéric Dion. Il lui reste maintenant à régler la question du retour au Québec, lui qui est impatient de retrouver sa conjointe et ses deux filles.

«Je dois me rendre à Norman Wells (un village situé à 70 km de Tulita) pour prendre un avion vers Yellowknife. Mais il n'y a pas de route pour se rendre là-bas, sauf en hiver. Je dois me rendre soit par bateau, soit par avion.»

L'aventurier devait miser sur la collaboration des gens du service de développement économique et de la faune pour pouvoir gagner Norman Wells.

Lorsque cette étape sera franchie, Dion se dirigera par avion vers Yellowknife, d'où il prendra un vol à destination de Montréal, en passant vraisemblablement par Edmonton ou Calgary et Toronto. 

Sa famille aura à ce moment l'occasion de revoir un homme amaigri (il a perdu 10 livres), mais combien riche en expériences.

«J'ai des histoires et des images extraordinaires. En termes de paysage sauvage, je ne pensais pas que c'était aussi impressionnant, aussi beau.»

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