Une messe pas ordinaire à Hérouxville

Le curé d'Hérouxville, Paul-Émile Landry, récite la messe... (Andréanne Lemire)

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Le curé d'Hérouxville, Paul-Émile Landry, récite la messe des chasseurs depuis le tout début de la Fête des chasseurs et des amis de la forêt, il y a 12 ans.

Andréanne Lemire

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Hérouxville) Qui aurait cru voir un jour un prêtre vêtu du traditionnel dossard orange de chasse pour célébrer sa messe? C'est pourtant chose commune pour le curé Paul-Émile Landry d'Hérouxville, qui le porte une fois par année lors de la très populaire messe des chasseurs dans le cadre de la Fête des chasseurs et des amis de la forêt.

Alors que les églises québécoises se vident peu à peu, la messe des chasseurs d'Hérouxville déjoue ce pronostic. Une messe unique en son genre, qui attire une foule considérable chaque année. L'endroit était d'ailleurs bondé, samedi, pour la 12e édition de l'événement. «C'est une messe unique. Je peux dire qu'avec le souper, la messe est l'une des activités les plus populaires lors de la fête des chasseurs et des amis de la forêt d'Hérouxville», mentionne son président, Yvan Bordeleau.

L'endroit décoré pour l'occasion de trophées des chasseurs de l'endroit a de quoi surprendre et attirer les foules. Des textes adaptés pour l'occasion, des chansons, un appel à l'orignal et des anecdotes font partie de la tradition de la messe. Le tout, sans oublier la fameuse prière des chasseurs, à la toute fin de la cérémonie. «Ce n'est pas une messe ordinaire, mais on essaie de la coller à la réalité, de sorte que les chasseurs se reconnaissent à travers les textes choisis», explique le curé, Paul-Émile Landry.

Une chose est certaine, plusieurs éléments contribuent à la popularité de l'événement chaque année. «Les gens sont d'abord attirés par l'ambiance du festival, mais aussi par la décoration intérieure de l'église. La musique joue aussi pour beaucoup avec les chansons adaptées. C'est ce qui fait toute l'ambiance de cette messe et qui donne une occasion de réflexion sur la nature», estime le curé.

Une 12e édition somme toute réussie qui a su allier la joie de vivre et la convivialité. Après une messe d'une durée d'une heure, le curé Landry, qui célèbre cette messe depuis la première année, semblait visiblement satisfait du déroulement. «À l'image des 12 dernières années, la messe s'est déroulée dans la fraternité et dans la joie», mentionne-t-il.

Dès sa première année d'existence, la Fête des chasseurs et des amis de la forêt avait pour but d'amasser de l'argent au profit de la paroisse. Douze ans plus tard, c'est toujours le cas. Même si les chiffres n'étaient pas encore compilés en fin d'après-midi samedi, tout porte à croire qu'un montant similaire aux années passées, d'environ sept mille dollars, devrait être remis à la Fabrique selon M. Bordeleau. «Tout l'argent amassé va servir pour l'entretien de l'église. Cette année, l'argent va d'ailleurs servir à refaire la couverture du presbytère», estime-t-il.

Si la municipalité d'Hérouxville n'avait pas de festival il y a à peine 12 ans, il n'était pas question de ne rien offrir à la population, avoue le curé Paul-Émile Landry. «Au départ, on voulait donner une identité à la ville. On cherchait ce qu'on pouvait bien fêter ici qui ne se fêtait pas ailleurs. On a alors découvert qu'il y avait beaucoup de chasseurs à Hérouxville, c'est pourquoi le festival est né.»

Bien que la messe des chasseurs soit une activité très populaire lors de l'événement, plusieurs autres activités étaient proposées lors des deux journées de festivités, dont un souper, une partie de bingo, de la pêche en bassin pour les enfants, des tours d'hélicoptères, sans oublier le spectacle du groupe Spandexxx en fin de soirée.

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