Système de son de l'Amphithéâtre: la Ville poursuivie

La firme Le Diplomate Audiovisuel poursuit la Ville... (Olivier Croteau)

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La firme Le Diplomate Audiovisuel poursuit la Ville de Trois-Rivières dans le dossier de l'achat du premier système de son destiné à l'Amphithéâtre Cogeco.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le fournisseur du premier système de son destiné à l'Amphithéâtre Cogeco, qui n'aura finalement jamais servi, met sa menace à exécution et vient d'entamer une poursuite contre la Ville de Trois-Rivières. Le Diplomate Audiovisuel, une entreprise de Laval, espère récupérer la balance de la facture de 857 000 $, qui ne lui a toujours pas été versée.

On se souviendra que la Ville avait acquis ce premier équipement à la suite d'un appel d'offres, mais ne s'en était jamais servi puisqu'elle prétend qu'il ne répondait pas aux exigences. Des essais ont été tentés lors de la livraison en 2015, avant le spectacle Le monde est fou du Cirque du Soleil, mais l'équipe technique de l'amphithéâtre n'a jamais pu se satisfaire de l'équipement. L'amphithéâtre s'était alors rapidement tourné vers un système en location au coût de 100 000 $.

De son côté, Le Diplomate Audiovisuel affirmait avoir fait tous les ajustements nécessaires pour satisfaire le client et que le système répondait aux exigences du devis technique publié dans l'appel d'offres, et qu'il n'y avait donc pas de raison que la Ville ne verse pas la totalité de la facture prévue au contrat.

Du côté de la Ville de Trois-Rivières, on confirme avoir reçu la poursuite, mais on n'émettra pas davantage de commentaires. «C'est dans les mains de nos avocats et de la justice. Nous allons laisser le processus suivre son cours, mais c'est certain que nous allons nous défendre dans ce dossier», mentionne le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

Selon Radio-Canada Mauricie, la firme de Laval réclame 271 340 $ à la Ville de Trois-Rivières, soit la balance de la facture de 246 340 $ qui n'a jamais été payée, ainsi que 25 000 $ pour les honoraires des avocats. La requête de l'avocat indique que la Ville n'a aucune raison de retenir cette somme puisque «le système d'enceinte acoustique installé était parfaitement fonctionnel et répondait en tout point aux exigences du devis technique du contrat».

La requête fait également valoir que, lorsque la Ville a remis en vente l'équipement, en juin dernier, elle aurait dû faire mention des déficiences alléguées si ces déficiences étaient fondées. Or, la Ville demandait plutôt des prix pour des «équipements de sonorisation de grande envergure de marque Nexo, très peu utilisés et présentant une excellente condition».

Rappelons que la Ville a vendu, en juin dernier, le système à la firme Omnison et Lumière pour la somme de 362 171 $. Le nouveau système de son, quant à lui, a été acquis de la firme Solotech pour la somme de 720 296 $.

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